Parcours mémoriel 14-18 sur trois entités en val de Sambre.

Cet itinéraire historique 14-18 vous emmène sur les traces de la Bataille de la Sambre à Aiseau-Presles, Fosses-la-Ville et Sambreville, en Belgique. Un véritable parcours, didactique, sur les pas de nos soldats durant la Grande Guerre.

Le parcours mémoriel 14-18 est un itinéraire en voiture de 33 km traversant les communes d’Aiseau-Presles, de Fosses-la-Ville et de Sambreville. Il évoque les événements qui s’y sont déroulés au cours de la Grande Guerre et vous aide à comprendre le vécu des habitants de l’époque.

Les combats de la bataille de la Sambre se sont déroulés le 22 août 1914 sur les territoires de ces trois communes. L’armée française y a subi de lourdes pertes sur Tamines, Auvelais, Arsimont, Roselies, Aiseau et la plaine de la Belle Motte à Le Roux. La nécropole, dite de la Belle-Motte, détient le triste record de second plus grand cimetière militaire français de Belgique.

L’itinéraire qui vous est proposé est ponctué de points d’intérêt pourvus de panneaux didactiques relatant les faits historiques. Vous y trouverez également des QR-codes vous dirigeant vers des informations supplémentaires.

Lieux remarquables.

La nécropole de la Belle-Motte à Le Roux-Aiseau permet de se rendre compte de la force des combats, plus de 4.000 soldats reposent dans ce cimetière militaire. Le Phare Breton à Auvelais dont son cimetière militaire est organisé de manière arrondie et asymétrique dans l'accueil des sépultures des soldats français tués lors des deux conflits mondiaux. Le Cimetière des Fusillés de Tamines est érigé là, à quelques mètres d’où, en bord de Sambre, à l'endroit du monument, 364 civils furent fusillés le 22 août 1914. Sur votre route, manquez pas de faire un arrêt au carré militaire franco-belge de Vitrival.

Sur votre route, vous découvrirez les moments de ces deux terribles journées, érigés à la mémoire des lieutenants Henri Lemercier, Georges Cotelle et le caporal Pierre Lefeuvre. Mais aussi les monuments Desmaires, franco-belge et 10e Corps d’Armée, de nombreuses plaques commémoratives, des rues portant tristement l’identité de ces jours sombres.

Les 33 km peuvent être parcourus dans leur entièreté en voiture ou par village, fragment ou site d’intérêt, à pied ou à vélo.

Vous pouvez également combiner votre parcours mémoriel avec le Ravel 150A.

Une carte mémoriel, magnifiquement illustrée, vous aidera dans votre parcours et peut-être obtenue au prix de 2,00 € à :

1. Administration communale d’Aiseau-Presles, rue John Kennedy, 150 à 6250 Roselies (Tél. : +32 71/26.06.25)

2. ReGare – Centre d'interprétation, place de la Gare, 7 à 5070 Fosses-la-Ville (Tél. : +32 71/77.25.80)

3. Syndicat d’Initiative de Sambreville, Grand-Place, 26 à 5060 Auvelais (Tél. : +32 71/26.03.70)

Autre contact : Comité régional du Souvenir Français pour l’Entre-Sambre-et-Meuse, par courriel : souvenir.francais.esm@gmail.com

La Nécropole nationale française de la Belle-Motte.

La nécropole militaire de la Belle Motte est l'un des plus grands cimetières militaires français de la Première Guerre mondiale sur le sol belge, situé non loin de Charleroi.

Aux limites des villages de Le Roux (entité de Fosses-la-Ville) et d’Aiseau (entité d’Aiseau-Presles), non loin du lieu où se déroulèrent les combats meurtriers du 22 août 1914 lors de la « Bataille de la Sambre », le cimetière militaire rassemble les dépouilles de plus de 4.000 soldats français.

Il réunit surtout des combattants originaires de Bretagne, de Normandie, de la région de Bordeaux, du Nord de la France et d’Afrique du Nord, des 3e et 10e Corps d’Armée.

Les premières pierres du cimetière ont été posées en 1917 par les Allemands. Un cimetière militaire allemand y figura jusqu’en 1954 avant d’être transféré par la suite au cimetière de Langemark. Au centre du cimetière se dresse le monument principal, constitué d’une arche gothique. Il s’agit de l’embryon d’une chapelle commémorative élevée par les Allemands en 1917. Une plaque rend hommage à l’amitié franco-belge.

Une cérémonie d’hommage, international et militaire, est organisée au cimetière chaque année l’avant-dernier dimanche du mois août en matinée.

Le cimetière militaire français de la Belle-Motte, est situé en Région wallonne.

Sources complémentaires à visiter : le site du comité Royal du Souvenir de Le Roux qui relate deux belles pages sur :

1. la nécropole française de la Belle-Motte avec la liste nominative de tous les soldats inhumés à la Belle-Motte. Cliquer ici : Nécropole française de la Belle-Motte

2. l’ancien cimetière militaire allemand avec la liste nominative de tous les soldats inhumés à la Belle-Motte. Cliquer ici :  Cimetière allemand de la Belle-Motte

Infos utiles : Adresse : Rue de la Belle-Motte, 1 à B.- 5070 Le Roux.

Contacts : Comité régional du Souvenir Français pour l’Entre-Sambre-et-Meuse, par courriel : souvenir.francais.esm@gmail.com

ou M. Michel JANSSENS, Délégué Local du Souvenir Français de Fosses-la-Ville, par courriel : pascale5070@outlook.fr

Vidéo : la commémoration du Centenaire des combats de la Sambre, un magnifique reportage signé Luc POTTIEZ. Cliquez ici : Commémoration Centenaire

Le Phare Breton à Auvelais

Le Phare Breton d’Auvelais a été construit avec du granit de Bretagne. Il est la reproduction exacte d'un de ces nombreux phares de la côte bretonne.

Il a été inauguré le 19 août 1934 dans sa forme actuelle, à la mémoire des soldats français tombés sur les territoires d'Auvelais, d'Arsimont, d’Ham-sur-Sambre et de Tamines durant les journées des 21 et 22 août 1914.

Situé au sommet d’une petite colline qui domine la vallée de la Sambre, on y accède par un escalier assez raide. Ce monument est entouré d'un cimetière militaire de 415 tombes individuelles regroupées de manière variée, où reposent les corps des bretons principalement de la 19e Division d’Infanterie du 10e Corps d’Armée. On y retrouve ainsi les tombes des officiers, sous-officiers et soldats des 48e R.I. de Guingamp, 70e R.I. de Vitré et du 71e R.I. de Saint-Brieuc.

Ce lieu de mémoire rappelle le courage, la bravoure, le sacrifice de ceux qui, au nom de la liberté, donnèrent leur vie pour repousser l'oppression.

Le cimetière militaire français à Auvelais, section de la commune belge de Sambreville, est situé en Région wallonne dans la province de Namur.

Une autre source complémentaire à visiter : le site du comité Royal du Souvenir de Le Roux qui relate une page sur le sujet avec la liste nominative de tous les soldats inhumés à Auvelais. Cliquer ici : Phare Breton

Infos utiles :

Adresse : Rue du Cimetière des Français, 81 à B.- 5060 Auvelais.

Contacts :

Comité régional du Souvenir Français pour l’Entre-Sambre-et-Meuse, par courriel : souvenir.francais.esm@gmail.com

ou M. Benoît POULAIN, Délégué Local du Souvenir Français de Sambreville, par courriel : poulainbenoit1990@gmail.com

Le cimetière des Fusillés à Tamines

Après la prise des derniers forts de Liège, le 16 août 1914, la deuxième armée allemande circonvient Namur et fonce vers la Sambre dès le 20 août, à proximité de Tamines. Les troupes belges ont alors entamé leur repli sur Anvers.

L’envahisseur fait face à la 19e Division Division du Colonel BONNIER du 10e Corps d’Armée français. Celle-ci tient fermement les passages de la rivière. La bataille de la Sambre va commencer. Elle fera officiellement 613 victimes militaires.

Mais les Allemands, rendus furieux par leur revers, se livrent à des représailles sur les civils. Exactions et prises d’otage se termineront dans un bain de sang : 383 habitants de Tamines, de l’enfant au vieillard, rassemblés sur la place, tomberont sous les mitrailleuses, périront noyés ou brûlés vifs.

Un ensemble de monuments en témoigne aujourd’hui. Le souvenir le plus spectaculaire est un haut socle de pierre sur lequel se dresse une statuaire qui évoque le massacre. Une femme debout, symbolisant la ville frappée à mort, lève le bras vers le ciel. À ses pieds, trois corps rappellent les victimes. « Aux Martyrs de Tamines » est l’œuvre des sculpteurs Henri MASCRE et Hector BROGNON.

L’ensemble a été inauguré le 22 août 1926 sur les lieux même, en bordure du pont de Sambre. Plusieurs pelouses encadrent les stèles sur lesquelles sont alignés les noms des victimes. Le chemin de mémoire se prolonge au long des murs extérieurs de l’église paroissiale toute proche, encore entourée de son ancien cimetière, dénommé depuis ce temps le « Cimetière des Fusillés ».

Sources complémentaires à visiter, cliquer ici : Histoire des Fusillés de Tamines

Infos utiles : Adresse - Place Saint-Martin à B.- 5060 Tamines.

Contacts : Comité régional du Souvenir Français pour l’Entre-Sambre-et-Meuse, par courriel : souvenir.francais.esm@gmail.com

ou M. Benoît POULAIN, Délégué Local du Souvenir Français de Sambreville, par courriel : poulainbenoit1990@gmail.com

Vidéo : suivez les traces cette exécution, avec Axel TIXHON, Professeur d’histoire à l’Université de Namur. Cliquer ici : Tamines 1914

Le carré militaire franco-belge 14-18 de Vitrival (Fosses-la-Ville)

A l’intérieur du cimetière communal de Vitrival, situé sur les hauteurs du village, se trouve un carré militaire franco-belge où reposent trois soldats belges, enfants du village, côte-à-côte auprès de 24 soldats français décédés à l’ambulance de la Croix-Rouge installée dès les premiers affrontements de la bataille de la Sambre du mois d’août 1914 dans le bourg.

Dès votre franchissement de la grille du cimetière, le Carré Militaire, le monument et les pierres tombales sont visibles en face de vous sur la droite.

Les Soldats sont décédés à la suite de leurs blessures, à l’hôpital de la Croix-Rouge installé dans les écoles du village de Vitrival. Ils avaient participé héroïquement à la bataille de Charleroi, appelée « Combats de la Sambre » au cours des combats d’Arsimont, début de la guerre qui opposaient les troupes françaises du Général Lanrezac à la IIᵉ armée allemande du Général von Bülow, du 21 au 23 août 1914.

L’ensemble du Carré Militaire et le monument central sont proprement entretenus par le ville de Fosses-la-Ville.

Informations pratiques : le carré militaire franco-belge est situé dans le cimetière communal : Rue des Bruyères à B.- 5070 Vitrival (entité de Fosses-la-Ville).

Infos :

1. Comité régional du Souvenir Français pour l’Entre-Sambre-et-Meuse, par courriel : souvenir.francais.esm@gmail.com

2. M. Daniel TILMANT, Président du Souvenir Français de l’E.S. et M., par e-mail : daniel.tilmant@gmail.com

Carré militaire français à Charleroi.

Le cimetière communal est implanté dans le quartier du Faubourg. L'entrée principale, au nord-est du cimetière, est située rue du Presbytère. Une entrée secondaire, située au sud, est accessible depuis la rue Tourette.

Au fond, dans le coin sud-ouest du cimetière, se trouvent des tombes de soldats français et un mémorial, œuvre de Victor DEMANET, inauguré le 22 août 1934, le jour du 20e anniversaire de la bataille de Charleroi.

Décédés des suites de leurs blessures dans les ambulances et hôpitaux de la ville, on y compte 94 Soldats français de la Grande Guerre y reposent, ainsi que 3 soldats français de 1940.

Informations pratiques : le cimetière est situé rue du Presbytère à B.- 6000 Charleroi.

Infos :

1. Comité régional du Souvenir Français pour l’Entre-Sambre-et-Meuse, par courriel : souvenir.francais.esm@gmail.com

2. M. Didier STAMPART, Délégué Local du Souvenir Français pour Charleroi, par e-mail : dstampart@hotmail.com

Le Carré militaire français à Marcinelle.

Situé à l’intérieur du cimetière communal de Marcinelle, ce carré militaire contient une soixantaine de victimes militaires, dont 24 tombes de soldats français auprès d’un carré militaire britannique et plus d’une trentaine de civils. Il y a également 3 tombes de soldats français à l’intérieur du carré anglais.

Quand vous entrez dans le cimetière, face à l’imposant mémorial, vous prenez le chemin de gauche, jusqu’à l’allée 8, ensuite le bloc 36. Un plan des blocs se trouve à l’entrée, juste le portail passé.

C’est au fond, dans le coin sud-ouest du cimetière que se trouvent, sobrement alignées dos à dos, les tombes de soldats français morts à Charleroi des suites de blessures de guerre ou de maladie dans les hôpitaux de la ville lors de la Première Guerre mondiale.

Informations pratiques : le cimetière militaire est situé rue des Sarts, 112 à B.- 6001 Marcinelle

Infos :

1. Comité régional du Souvenir Français pour l’Entre-Sambre-et-Meuse, par courriel : souvenir.francais.esm@gmail.com

2. M. Didier STAMPART, Délégué Local du Souvenir Français pour Charleroi, par e-mail : dstampart@hotmail.com

Le cimetière militaire de Lobbes - Heuleu

Ce cimetière militaire français de la 1è Guerre Mondiale contient les dépouilles de 226 soldats issus essentiellement des 57e et 144e Régiments d’Infanterie, tués aux combats autour du 23 août 1914 dans la région de Lobbes, pour la conquête de l’Entre-Sambre-et-Meuse.

En venant de Lobbes ou de Thuin, dans le virage précédant l’arrivée au cimetière militaire français de Lobbes-Heuleu, se dresse un magnifique monument phare, exemple marquant du culte voué aux soldats français.

Un monument pyramidal en pierre bleue fut construit en l’honneur du Capitaine Henri Frédéric THOMIRE, officier à la tête du 144e d’infanterie française, tombé à l’âge de 46 ans au combat le 23 août 1914. Beaucoup de défunts proviennent des régions de Bordeaux, de Paris, de Bretagne ou de Vendée. En parallèle, certaines familles ont érigé des monuments à la mémoire de leurs frères, fils et/ou maris tombés au combat.

Le hameau de Heuleu est situé sur les hauteurs de Lobbes et de la Sambre, à cinq minutes à peine, en voiture, du centre de la petite ville de Thuin, en direction de Biercée.

Nombreux sont les visiteurs français qui font une étape par Lobbes durant leur visite de la Wallonie et rendent ainsi hommage à leurs compatriotes.

Informations pratiques : le cimetière militaire est situé rue du Champ de Bataille à B.- 6540 Lobbes.

Infos :

1. Syndicat d’initiative de Lobbes : Ry Madame 13, 6540 Lobbes (Tél. : +32 71.59.51.45)

2. Comité régional du Souvenir Français pour l’Entre-Sambre-et-Meuse, par courriel : souvenir.francais.esm@gmail.com

3. M. Philippe WILLE, Délégué Local du Souvenir Français, par e-mail : philraces@gmail.com

Cimetière militaire de Collarmont à Carnières.

Sur le territoire de Carnières à la limite d’Anderlues, un cimetière militaire a été créé à la suite d’une assemblée générale de la Croix-Rouge le 8 novembre 1917.

Le bourgmestre de Carnières et deux délégués français se sont mis d’accord sur son emplacement. La commune de Carnières a payé le terrain et les travaux. La Croix-Rouge a pris en charge les exhumations et les cercueils.

Concernant l’emplacement du cimetière, la requête a été adressée au Commissaire civil allemand de Thuin. Le 15 mars 1918, le principe du cimetière à son emplacement actuel a été retenu. Le 23 août 1918, le Gouverneur Général de Belgique remet la gestion du cimetière à la commune de Carnières. Suite aux transferts des sépultures allemandes, anglaises et françaises.

Au sein du cimetière de Collarmont reposent 248 valeureux soldats français qui ont tenu tête héroïquement à l'armée allemande lors de l'invasion du 22 août 1914 à Anderlues.

Collarmont est situé sur un promontoire qui sépare la vallée de la Haie de celle de la Haine.

Les tombes sont alignées en rangées, seuls des rosiers rouges apportent une touche de couleur vive. On trouve quatre types d’emblèmes : croix latine, stèle musulmane, stèle israélite, stèle pour autre confession ou libre penseur.

Informations pratiques : le cimetière militaire est situé Chemin de Warmimez à B.- 6150 Anderlues.

Infos :

1. Anderlues Tourisme : Chaussée de Charleroi, 7/A à 6150 Anderlues (Tél. : +32 71.52.43.24)

2. Comité régional du Souvenir Français pour l’Entre-Sambre-et-Meuse, par courriel : souvenir.francais.esm@gmail.com

3. M. Philippe WILLE, Délégué Local du Souvenir Français, par e-mail : philraces@gmail.com

Le cimetière militaire de Marchovelette

Après la bataille de Namur en août 1914, Allemands, Belges et Français enterrent leurs morts çà et là. Vainqueurs et vaincus sont couchés l’un à côté de l’autre au bord de la route dans la campagne désolée. Par la suite, le service des sépultures transporte une partie des dépouilles dans le cimetière provisoire de Boninne, avant que ne soit créé le cimetière militaire de Champion.

Construit à proximité du fort de Marchovelette, ce cimetière militaire franco-belge qui s’étend sur 81 ares, est situé dans le village de Champion, au nord de la ville de Namur.

Ce cimetière réunit les tombes de 491 soldats belges, dont 178 inconnus, et de 32 combattants français, dont 10 Inconnus. La plupart de ces hommes ont trouvé la mort lors des combats de défense de la place forte de Namur, et en particulier lors de l’explosion du fort de Marchovelette le 23 août 1914.

Il a été inauguré le 14 octobre 1923 par le roi Albert 1er. Il est dédié à l’alliance franco-belge symbolisée dans l’imposant monument situé au centre de la nécropole. On y retrouve, côte à côte, un soldat français, reconnaissable à ses guêtres et à son képi, et un fantassin belge dont la tête est coiffée d’un shako.

Au-dessus de ces deux personnages, une femme agenouillée dépose une couronne de fleurs pour rendre hommage à ceux qui sont morts « pour le droit et pour la liberté », comme le précise l’inscription. Sur le socle deux blasons représentent à droite, le coq français, à gauche, le lion belge. Sur les escaliers repose une palme en bronze.

Informations pratiques : le cimetière militaire franco-belge est situé rue de Fernelmont à Champion. Infos :

1. Comité régional du Souvenir Français pour l’Entre-Sambre-et-Meuse, par courriel : souvenir.francais.esm@gmail.com

2. M. Dominique BAZELAIRE, Délégué Local du S.F. pour Namur, par e-mail : dominique.bazelaire@skynet.be

Le Carré militaire de Belgrade (Namur)

Comme on peut le découvrir dans cette page dédiée à un « Tourisme de Mémoire », les combats sanglants de la seconde moitié du mois d’août 1914 ont semé d’importants lieux de sépultures dans le sillon de l’Entre-Sambre-et-Meuse.

À Namur, deux cimetières contiennent encore des sépultures militaires provenant de la Première Guerre mondiale. Outre le cimetière militaire de Marchovelette, précédemment évoqué, la pelouse d’honneur dans le grand cimetière communal de Namur, situé à Belgrade, a recueilli de nombreux soldats des deux conflits mondiaux originaires de France, d’Italie, de Russie, du Commonwealth et bien entendu de Belgique.

Un « Carré militaire » y accueillent 51 Soldats français de la Grande Guerre 14-18 décédés pour la plupart des suites de leurs blessures dans les hôpitaux de Namur.

Informations pratiques : le grand cimetière de Namur est situé : Chaussée de Waterloo, 458 à B.- 5002 Belgrade (Namur).

Infos :

1. Comité régional du Souvenir Français pour l’Entre-Sambre-et-Meuse, par courriel : souvenir.francais.esm@gmail.com

2. M. Dominique BAZELAIRE, Délégué Local du S.F. pour Namur, par e-mail : dominique.bazelaire@skynet.be

Le cimetière militaire mixte de Tarcienne.

A Tarcienne, on y découvre un cimetière militaire mixte regroupant les corps de soldats Français et d’ Allemands ainsi que ceux de deux Russes (un 3e fut restitué à la famille). Un ossuaire regroupe les dépouilles de soldats français et allemands.

Tous ces soldats sont tombés à quelques jours d'intervalle, durant l'offensive allemande de la fin août 1914...

Le cimetière fut à l'origine créé par les Allemands qui restés maitres du terrain, à l'issu des combats des 23 et 24 août sur le sol de Tarcienne lors de la frappante bataille de Charleroi, y regroupèrent les corps des combattants des deux camps tombés autour du village.

Situé à 400 mètres en retrait et sur le côté droit de la N 5 reliant Charleroi à Philippeville (Couvin, Rocroi), le cimetière militaire de Tarcienne s’étend sur une superficie de 4.962 m². Le site a été complètement restauré en vue des commémorations du 100e anniversaire du début de la Première Guerre mondiale. La chapelle a été entièrement remise à neuf.

La présence d’arbres, de pierres naturelles, l’ambiance tamisée, romantique et assez sombre sont particulières aux cimetières érigés par les Allemands.

Informations pratiques : le cimetière militaire mixte est situé Rue du Bois 20 à B.- 5651 Tarcienne.

Infos :

1. Comité régional du Souvenir Français pour l’Entre-Sambre-et-Meuse, par courriel : souvenir.francais.esm@gmail.com

2. M. Daniel TILMANT, Président du Souvenir Français de l’E.S. et M., par e-mail : daniel.tilmant@gmail.com

Le cimetière militaire français de Dinant

Résident ici les restes de 1.104 soldats tombés en août 1914. Inauguré en 1923, ce cimetière est orné d’un monument réalisé en 1927 : « L’Assaut ».

À proximité, un monument allemand, aux symboles militaires et religieux, témoigne de la présence d’un ancien cimetière. Dans l’ancien fossé protégeant l’entrée de la Citadelle, un monument érigé́ par l’occupant en 1918 commémore les combats du 15 août 1914. Il renferme les cendres de 12 combattants allemands et de 58 soldats français.

348 tombes individuelles, et 4 ossuaires comptant environ 190 corps chacun, tel est le nombre de tués des combats de 1914 -1918 qui reposent désormais dans le cimetière militaire de Dinant.

Parmi eux, des tués des premiers jours de la guerre, dont des Chasseurs du 58e BCP (Régiment de réserve du 18e Régiment de Chasseurs) qui ont pris part aux combats à Hayes le 25 août 1914.

Parmi les tués, l'héroïque sergent BRULIN qui avec sa section, mena un dur combat dans les ruines encore fumantes de Hayes. Lors des commémorations du centenaire, un hommage lui fut rendu.

Infos utiles :

Adresse : Chemin de la Citadelle 15, à B.- 5500 Dinant.

Contacts :

Comité régional du Souvenir Français pour l’Entre-Sambre-et-Meuse, par courriel : souvenir.francais.esm@gmail.com

ou M. le Major Olivier VOETS, Délégué Local du Souvenir Français de Dinant, par courriel : fa608027@skynet.be

Vidéo : Retrouver l’histoire des combats de Dinant en compagnie de M. Axel TIXHON, professuer d'histoire à l'Université de Dinant au travers une vidéo. Cliquer ici : Combats de Dinant

Le cimetière des Fusillés de Surice.

De manière largement plus modeste, le petit village de Surice, dans la commune de Philippeville, possède un cimetière avec des tombes de fusillés.

En août 1914, le village est presque entièrement détruit par les troupes allemandes, qui accusent une fillette d’avoir tiré sur un officier : 130 maisons incendiées sur 138. Des habitants sont abattus isolément et 37 d’entre eux sont emmenés à l’extérieur du village, dans une pâture située au lieu-dit « Aux Fosses ». Ils y sont froidement exécutés.

Après la guerre, pour rappeler l’endroit du massacre, un « Enclos » est érigé dans un champ, le long d’un petit chemin. Une croix en fonte commémore sobrement le souvenir des disparus. L’inscription précise que 37 personnes y furent fusillées tandis que 32 l’ont été aussi dans le village.

Le petit village de Surice, dans la commune de Philippeville, possède un cimetière. En août 1914, le village est complètement rasé par les troupes allemandes qui accusent une fillette d’avoir tiré sur un officier.

Depuis la mi-août 2018, deux chemins de mémoire ont été inaugurés, à l’initiative d’un comité local, pour commémorer le massacre d’août 1914 à Surice et Romedenne, où 11 civils subiront le même sort. Le village est en feu avec 119 maisons réduites en cendre sur 198. À ces terribles chiffres, il faut encore ajouter 50 soldats français, issus du 1er Régiment d’Infanterie de Cambrai, morts au combat.

Informations pratiques : l’Enclos se trouve à l’adresse : Rue des Fusillés à B.- 5600 Surice (Philippeville).

Infos : Comité régional du Souvenir Français pour l’Entre-Sambre-et-Meuse, par courriel : souvenir.francais.esm@gmail.com

Le cimetière militaire 40-45 de Chastre.

La nécropole française de Chastre est un cimetière militaire français de la Seconde Guerre mondiale. Il a été créé pour regrouper les sépultures de soldats français tombés en 1940 en différents endroits du territoire belge et a été inauguré le 10 mai 1970.

D'une superficie de sept ares, le cimetière est fait d'alignements de croix blanches chrétiennes et de stèles de confession musulmanes réparties en deux pelouses séparées par une allée centrale au milieu de laquelle se dresse le pavillon français.

La nécropole se situe à sept kilomètres au nord-ouest de Gembloux, dans les champs, presque en face du cimetière communal de Chastre, à un peu plus d'un kilomètre à l'ouest du village, le long de la rue des Quinze Bonniers qui mène au village de Villeroux.

Il accueille la sépulture de plus de 1.084 soldats combattant pour l'armée française dont 905 soldats tombés lors de la bataille de Gembloux les 14 et 15 mai 1940, et d'autres morts durant la période 1940-1945. Y sont également inhumés 192 soldats morts pendant la Grande Guerre, dont 6 soldats tués à Sart-Eustache en août 1914 lors de la bataille de la Sambre (photo tombe commune).

Une commémoration se déroule chaque année au cimetière au début du mois de mai, en présence du comité franco-belge de la bataille de Gembloux et de très nombreuses autorités franco-belges. Non loin de la nécropole se trouve le musée français de Chastre consacré au plan Dyle et à la bataille de Gembloux.

Informations pratiques :

le cimetière militaire 40-45 est situé Rue des Quinze Bonniers à B.- 1450 Chastre. Accès par la RN 4 entre Wavre et Namur, au carrefour de Walhain-St-Paul, prendre la direction de Chastre et Villeroux, le cimetière est situé à droite, le long de cette route appelée rue des Quinze Bonniers rue du Presbytère à B.- 6000 Charleroi

Infos :

1. Comité régional du Souvenir Français pour l’Entre-Sambre-et-Meuse, par courriel : souvenir.francais.esm@gmail.com

2. M. Philippe LEBACQ, Délégué Local du Souvenir Français pour Gembloux, par e-mail : philippe.leback@gmail.com

3. M. le Colonel Raoul FRANCOIS, Président du Comité franco-belge, par e-mail : raoulfrancois727@googlemail.com

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