La Manche terre d’hospitalité pour les soldats Belges blessés en 14-18.

Lors de la Grande Guerre, la Belgique, pays à la neutralité par deux traités, a dû supporter le premier choc des invasions. La France a accueilli à l'époque non seulement le gouvernement du roi Albert 1er et le ministère de la Guerre, mais aussi un flux important de réfugiés.

Les soldats belges ont combattu uniquement derrière l'Yser, sur leur territoire national. Bon nombre d'entre eux, ainsi que des civils, furent soignés dans l'Hexagone, dans des hôpitaux militaires implantés principalement dans le Pas-de-Calais près de la base arrière de l'armée Belge, et également en Normandie et en Bretagne, régions facilement atteignables de Calais par bateaux.

Pendant la Première Guerre mondiale, le 136e Régiment d’infanterie de Saint-Lô, le 2e Régiment d'artillerie de marine et le 25e Régiment d'infanterie, tous deux de Cherbourg, et le 2e Régiment d'infanterie et le 202e Régiment d'infanterie, tous deux de Granville, combattent en Belgique.

Plusieurs régiments belges séjournent dans la Manche, notamment à Avranches, Barneville et Valognes. Cherbourg est également un port important où débarquent et s’entraînent de nombreuses troupes, des Britanniques, des Belges, des Portugais et des Américains.

Des blessés belges sont accueillis dans plusieurs hôpitaux de la Manche et dans divers lieux, dont 8.600 à l'abbaye Blanche de Mortain et le Normandy-Hôtel à Granville est réquisitionné pour abriter les 330 lits de l’hôpital militaire n° 37 qui accueille principalement des blessés belges jusqu'en février 1918. Le couvent des Trinitaires à Ducey est lui aussi transformé en hôpital franco-belge.

A Mortain 19 militaires Belges y furent enterrés mais les corps de ces soldats ne sont plus là aujourd'hui. Toutefois, le souvenir reste intact. Une stèle et un mur portant les noms des soldats belges morts ont été inaugurés à Mortain le 11 novembre 2018.

Treize soldats belges reposent au cimetière Notre-Dame de Granville, 62 au cimetière des Aiguillons à Cherbourg, et 13 au cimetière de Valognes.

A Cherbourg, ce 1er novembre 2021 est consacré à la « Mémoire et au Souvenir ». Dans le respect des règles sanitaires en vigueur, les Comités du Souvenir Français de Cherbourg et d’Octeville iront s’incliner et fleurir les tombes des Soldats Belges et Français au cimetière des Aiguillons. Une délégation belge composée du comité Royal du Souvenir de Le Roux et du Souvenir Français de l’Entre-Sambre-et-Meuse sera présente.

1er octobre 1830 : Création du Corps des Zouaves

Le 1er octobre 1830 : le Lieutenant-Général français Bertrand Clauzel, un ancien de la campagne d'Espagne sous Napoléon, crée le « Corps des Zouaves ». Unités françaises d'infanterie légère appartenant à l'Armée d'Afrique, le corps des Zouaves est créé lors de la conquête de l'Algérie par l'incorporation de soldats de la régence d'Alger.

Recrutés dans les tribus kabyles d'Algérie, avec leurs uniformes, leurs traditions et leur participations à toutes les guerres de l’Armée française de la Monarchie de Juillet à la Ve République, les Zouaves ont durablement marqué l’imaginaire national. De plus, avec leur esprit de corps très affirmé, ils ont formé l’un des Corps de fantassins les plus décorés de France, avec le Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc et la Légion Étrangère.

C’est en août 1914 que trois nouveaux régiments sont levés, le Régiment de Marche des Zouaves, ainsi que les 7e et 8e R.Z. Enfin, par amalgame de Tirailleurs Africains, les 1er et 4e RZ se transforment en Régiments Mixtes de Zouaves et Tirailleurs (RMZT).

Après la Grande Guerre, les Zouaves participent un temps à l’occupation de l’Allemagne avant de retourner au Maroc afin de participer à la pacification du Rif. En 1939-40, le nombre de Régiments de Zouaves est porté à 19, dont quatre de dépôt et d’instruction restés en Afrique du Nord (21e, 22e, 23e et 29e R.Z.).

Après la Seconde Guerre mondiale, plusieurs régiments sont dissous ou reformés. Certains participeront aux Guerres d’Indochine et d’Algérie (4e et 8e). Le Corps d’Infanterie et finalement dissous en 1962.

Héroïques dans le sillon de l’Entre-Sambre-et-Meuse dès le premier mois de la guerre en 1914, ils sont nombreux à reposer à la nécropole militaire de la Belle-Motte et dans les autres cimetières militaires de la région. Leur mémoire est également inscrite dans la pierre à Le Roux (entité de Fosses-la-Ville) où un jardinet porte leur souvenir et rappelle leur vaillance dans les champs de blé : « Square des Zouaves ».

Frasnes-lez-Couvin : 16 septembre 1914.

La défaite subie par les Allemands sur la Marne, dans les premiers jours de septembre 1914, eut son épilogue à Frasnes-lez-Couvin le 16 septembre.

Dès l’instant où les troupes de la IIIè Armée, arrivées au-delà de la Marne, dans la région de Montmirail, durent reculer, elles s’emparèrent — selon la méthode de guerre qui leur est coutumière — d’un groupe de 38 civils, dont elles en amenèrent à Frasnes-lez-Couvin trente-quatre, qu’elles y fusillèrent. Aucun de ces hommes n’avait été ni interrogé, ni jugé. Toujours les mêmes accusations : « ils avaient fait des signaux, coupé les doigts aux blessés, dévalisé des cadavres, etc.. »

Par un surcroît de sauvagerie, les exécuteurs interdirent de faire l’identification des cadavres. Malgré de laborieuses recherches, nous n’avons pu dresser qu’une liste incertaine et incom¬plète de ces malheureuses victimes, et le rapport ci-dessous, bien qu’il ne contienne que des données vérifiées, dont nous mentionnons l’origine, est loin de faire la pleine lumière sur cet horrible drame.

« Le 16 septembre 1914, à 11 heures — a raconté Mlle la comtesse de Villermont, au château de Saint-Roch, à Couvin — les soldats cantonnés à Saint-Roch se précipitèrent, affairés, vers la grand-route, et j’aperçus par la fenêtre, au travers des arbres, une escorte militaire encadrant des civils.

Mon domestique me dit que c’était « un détrousseur de cadavres » qu’on allait fusiller plus loin. Émue de la chose, j’en parlai au comte Wilding de Koenigsbrück, grand-maître de la Cour du Roi de Saxe et chef de la Croix-Rouge, logé à Saint Roch : il répondit « que je n’avais pas à m’intéresser à ces individus — il y en avait donc plusieurs —, misérables apaches, honte de l’humanité, pris à dépouiller les cadavres, dont les poches étaient pleines de doigts coupés ! » Deux heures après, le baron Philippe von Feilitzsch-Keigersgrün, officier de la Croix-Rouge, entra au château, excité et jubilant. « Schrecklich! » répétait-il avec de grands gestes ; je compris qu’il avait dû commander le feu qui avait mis fin aux jours de ces malheureux.» Toute consternée, j’allai me renseigner à Couvin et j’appris que, derrière un convoi de prisonniers français, se trouvaient 34 civils français, parmi lesquels des vieillards de 70 ans et des jeunes gens de 16 ans, venant par étapes de Montmirail, localité située au-delà de la Marne à l’est de Paris, Meaux et Châlons-sur-Marne, au sud de Château-Thierry et de Reims. Cette localité marque l’extrême pointe de l’avance allemande avant la défaite de la Marne.

Ces pauvres gens étaient arrivés le matin à Couvin, exténués, les habits en loques, beaucoup pieds nus. Un grand vieillard à tête blanche, dont la taille dépassait celle des autres, avait les yeux hagards et paraissait fou de terreur.

On leur marqua sur le dos une grande croix à la craie blanche, comme à des victimes prêtes à être immolées et, après un arrêt d’une demi-heure devant la Place Verte, on les dirigea vers Frasnes. Ils y furent alignés au pied de la « Carrière du Lion » et fusillés ».

1. Jamme, commissaire de police de Couvin, songea à recueillir les papiers de ces malheureux, afin de les identifier. Il était au quatrième cadavre quand les bourreaux lui ordonnèrent de cesser. Il n’avait — est-il besoin de le dire — trouvé sur eux ni aucun instrument d’apache, ni aucun doigt coupé.

2. Le lendemain, l’affiche suivante fut apposée sur les murs de Couvin : elle relatait un jugement fictif, qui n’avait pas été rendu ; la date du 16 avait été biffée au crayon et remplacée par le chiffre 17.

PROCLAMATION

La cour martiale a condamné à mort 34 Français. Ils avaient commis des crimes différents. Les uns avaient essayé d’espionner les positions des troupes allemandes pour les trahir aux commandants français. D’autres avaient tenté d’enflammer un hôpital dans lequel se trouvaient des blessés allemands. Le reste avait pillé des soldats tombés sur le champ de bataille.

L’exécution a eu lieu. Couvin, le 17 septembre 1914. Le commandant d’étape, (S) LACROIX.

Le 17 à 15h30, le commandant Lacroix pria M. Mauer, de Couvin, qui servait d’interprète à l’hôtel de ville, de signifier à la commune l’ordre de fournir 12 bêches pour creuser la fosse. Comme M. Mauer demandait d’où venaient les morts, le commandant répondit « qu’il les avait fait fusiller, parce qu’ils détroussaient les cadavres de leurs soldats ».

On serait resté sans détails sur l’identité des victimes et sur leur odyssée si l’on n’avait appris, après l’armistice, qu’il existait un survivant, Alfred-Paulin Chevalier, âgé de 63 ans, instituteur retraité, demeurant à Etrechy, par Vertus, Marne.

Interrogé, il a pu fournir de précis et intéressants renseignements.

C’est le 6 septembre 1914 que les Allemands installèrent à Etrechy un parc d’artillerie et pillèrent le village. M. Chevalier fut arrêté le 6 septembre au matin, sur dénonciation d’un espion allemand, et accusé « d’avoir tinté trois fois la cloche pour avertir l’artillerie française », ou encore « d’avoir donné aux enfants la haine des Allemands », accusations fantaisistes et qui ne reposaient sur aucune preuve. Après avoir été lié pendant deux heures à un rouleau, il comparut devant le commandant du parc d’artillerie établi à Givry-lez-Loisy, puis il fut ramené à Etrechy, et joint à un convoi de prisonniers militaires. Avec lui se trouvaient trois autres civils, un nommé Hugo, de Brugny, M. Vincent d’Olizy, de Violaine (Marne), et un troisième d’Avesnes (Nord).

Ils restèrent à Etrechy jusqu’au 9 septembre au soir, enfermés dans une grange où ils reçurent des coups de bâton. Hugo avait été parqué, seul, dans un infect trou à porcs, et chaque fois qu’il montrait la tête ou les mains pour regarder hors de son taudis ou pour respirer, il était frappé, à tel point que sa tête et ses mains ne formaient vraiment plus qu’une plaie, et que, avant le départ, il dut recevoir un pansement dans une ambulance.

C’est le 9 septembre que la débâcle allemande s’esquissa : on se mit en route et on logea à Soulières. Le 10, la marche par étapes forcées commença. Après une journée d’avance sous un soleil de plomb et sans nourriture, on arriva à Germaine (Marne), où la nuit se passa dans un hangar. Le 11 au matin, le convoi prit la direction de Reims, où le groupe des quatre premiers prisonniers s’accrut d’autres civils, des cultivateurs, venant de Montmirail et environs : il y en avait onze de Corfélix, il y en avait cinq du Recoude (mairie de Le-Gault-La-Forêt) ; il y en avait deux de Carrobert, un de Perthuis ; il y en avait de Margny et autres pays. Ils étaient faussement accusés d’ « avoir coupé les fils des téléphones, d’avoir renseigné les avions, d’avoir tiré sur l’ennemi » ; d’autres avaient été requis de conduire des blessés et, à un moment donné, on les avait joints au groupe des prisonniers. Parmi eux, deux septuagénaires, des hommes de quarante ans, des jeunes gens de vingt ; en particulier un enfant de 14 ans, Robert Martin, son père Jules Martin, 42 ans, son grand-père Louis Martin, 70 ans, de Corfélix.

Mme veuve Jules Martin a pu nous donner les détails suivants sur l’arrestation des siens. « C’est le 5 septembre à 8 heures du matin que les Allemands sont arrivés à Corfélix. Après trois jours de combat à travers la plaine, ils ont été obligés de reculer. Honteux de leur défaite, ils ont cherché des moyens barbares pour se venger et c’est à Corfélix qu’ils commencèrent. Emmenés une première fois hors de la cave de notre maison, nous pûmes y rentrer à la fin de la journée, poussés par la faim, et nous étions occupés à préparer un repas quand des soldats obligèrent nos hommes à les suivre. Ils emmenèrent même mon fils Robert, âgé de 14 ans ; seul échappa un de ses oncles qui s’était mis au lit et passa pour malade. « On les enfermait, nous déclara un Alsacien, pour la nuit seulement, parce qu’on craignait qu’ils fissent des signaux aux Français. » Le lendemain, au lieu de les libérer, les troupes les emmenèrent, au nombre de douze. Un peu plus loin, l’un d’eux, Paul Louis Numance JACQUET, domestique à Corfélix, âgé de 36 ans, qui ne pouvait plus marcher, fut fusillé.

C’était le 8 septembre.

La première étape les mena à Lacaure, la seconde à Epernay, la troisième à Reims, où le groupe complet fut constitué. » Au départ de Reims, sous une pluie battante, le cortège, comprenant un millier de militaires et 38 civils, gagna La Neuvillette, où il fut entassé pour la nuit dans une grange. Le 12, longue étape jusqu’à Bazincourt, où deux civils purent s’échapper; il en restait trente-six, le 13 à Rethel, le 14 à Attigny, le 15 à Rocroy, où il fut question d’une exécution, mais leurs gardiens dirent « qu’ils n’avaient pas trouvé un endroit convenable ».

Tout ce voyage avait été un long martyre. Ces malheureux étaient frappés au moindre signe de fatigue. Ils devaient souvent porter les havresacs de leurs gardiens. Dans les villages, les Allemands s’échelonnaient le long des rues et se les renvoyaient de l’un à l’autre à coups de pied et de poing. Une seule parole revenait sur leurs lèvres : « ils allaient être fusillés ». Ces centaines de kilomètres furent parcourus sous une chaleur torride et dans la poussière, sans pour ainsi dire recevoir ni à boire, ni à manger. On avalait des pommes de terre, des betteraves ou des carottes trouvées le long des routes, des croûtes de pain moisi ramassées dans les fossés. Le 16, quand fut passée la frontière belge, un vieillard exténué s’affaissa sur la route et fut tué de deux coups de feu, puis enfoui au bord du chemin.

A Couvin, dans une prairie, un officier allemand vint demander qui étaient ces gens : « Des francs-tireurs, des espions, des dévaliseurs de cadavres ! » lui fut-il répondu ; il prit sa cravache et se mit à les frapper. Alors les 35 civils furent séparés des soldats. M. Chevalier, grâce à un dolman de pompier que lui avait passé un sous-officier français, avait été rangé parmi les militaires et y resta. Les Allemands remarquèrent bientôt qu’il manquait un prisonnier, et vinrent faire une enquête à Mariembourg, parmi le groupe des militaires, mais leurs recherches furent vaines : M. Chevalier s’était fait inscrire comme G. V. C. et avait pris un faux nom (Hadot), qu’il conserva pendant de longs mois, jusqu’à ce qu’il put quitter le camp des prisonniers d’Allen-Grabow en Allemagne et gagner la Suisse, puis la France. C’est le 16 février 1916 qu’il rentra à Vertus.

Tous les 34 autres furent fusillés : aucun d’eux n’avait eu à répondre, devant des juges, d’une accusation quelconque. Ce n’est que fin juillet 1920 que les cadavres ont été exhumés, par une équipe de soldats français, et transférés au cimetière de Frasnes-lez-Couvin.

Commémoration des civils français massacrés à Frasnes-lez-Couvin en septembre 1914.

Chaque année le comité local organise une cérémonie d’hommage avec la commune de Couvin, les Associations patriotiques mais aussi les parents des victimes qui viennent se souvenir du massacre de ces innocentes victimes de la Barbarie teutonne.

Cette année, elle est fixée au jeudi 16 septembre 2021 dès 10h00 au Monument aux Morts situé au bas de la rue de la Chavée. Le cortège se rendra ensuite au cimetière communal où reposent les 34 victimes françaises.

Nous n’oublions pas !

Le Sous-Lieutenant Henry LEMERCIER.

Arsimont, c'est un nom qui résonne douloureusement dans les récits relatant les combats de la Sambre du mois d’août 1914. On ne peut pas citer Arsimont sans évoquer le nom d'un de ces vaillants soldats, d'un héros comme beaucoup sur cette terre de sacrifice : le Sous-Lieutenant Henry LEMERCIER dont un monument est érigé à son nom dans cette localité le long de la nationale 98.

Fils de Marcel LEMERCIER, Secrétaire de direction à la Compagnie des Chemins de fer de l'est, et d’Henriette MURET, Henry LEMERCIER est né le 23 août 1887 à Torfou dans une vieille propriété familiale en Seine-et-Oise. Il a un frère, Gabriel, et une sœur, Jeanne, ses aînés. Il passera toute sa vie chez ses parents à Paris dans l’appartement familial, rue de Marignan. Extrêmement travailleur, très littéraire, aimant l’étude du latin et du grec, les langues vivantes, ainsi que le violon, il passera toutes ces scolarisations dans des établissements catholiques de Paris.

Engagé volontaire le 9 octobre 1907 à Paris 8e, Henry LEMERCIER fit trois ans de service militaire. À sa demande, il est affecté à Saint-Brieuc pour avoir, dit-il : « des soldats Bretons, de très bons soldats ». Ensuite, après de brillantes études universitaires, licencié en droit et diplômé des sciences politiques, il rentre en 1912 au Crédit Lyonnais pour y faire des stages dans tous les services, se préparant ainsi à différentes carrières.

Officier de réserve, il demande avant la guerre, à être versé dans un régiment d’active pour partir plus rapidement en cas de guerre, et plus en avant. Profondément bon et sensible, il est très aimé.

Le 5 août 1914, le 71e Régiment d’Infanterie, sous le commandant du Colonel BONNEFOY, embarque à la gare de Saint-Brieuc. Le départ a lieu au milieu de l’enthousiasme général et aux acclamations d’une foule considérable. Après deux jours et une nuit de voyage, les bataillons descendent du train à Attigny-sur-Aisne. Le 17 août, il entre en Belgique et le 20 août, il cantonne à Mettet. Le premier contact avec l’ennemi se produit le 21 août où le 71e reçoit l’ordre de rejeter l’ennemi sur la rive gauche de la Sambre.

Commandant la 10e Compagnie du 3e Bataillon, à la tête de sa section, il monte à l'assaut de l'ennemi à Arsimont, sabre au clair. Blessé à l'épaule, il poursuit l'attaque avant d'être blessé une 2e fois. Sabre brisé, il se relève et est tué à 10 mètres des lignes ennemies.

Il est porté disparu au soir du 21 août. Ses parents l’ont recherché pendant toute la guerre. Ils correspondaient ou visitaient les hôpitaux ou tous les grands blessés rapatriés du 71e Régiment d’Infanterie. Ce n’est qu’après la guerre qu’ils ont pu savoir d’un sous-officier du 2e Zouaves, fait prisonnier le 21 août et qui l’a reconnu d’après une photo, qu’il avait été inhumé sur place sous les ordres des Allemands. Ce sous-officier rapportera sa sacoche avec à l’intérieur son carnet de campagne et ses notes écrites la veille de sa mort : « Par la volonté, le courage personnel et surtout l'aide de Dieu, je crois devoir remplir mon devoir sans scrupules ». Ses dernières lignes après avoir été blessé : « Haut les cœurs et vive la France » seront gravées sur le monument érigé en 1925 par ses parents à la mémoire du Xe Corps de l’Armée Français, à l'endroit de la première sépulture de leur fils et des combats. Il est mort avec la foi du chrétien, et le courage du soldat.

Dans la soirée du 21 août 1914, le 71e Régiment d’Infanterie avait perdu 16 officiers et 560 hommes tués ou blessés. Le Sous-Lieutenant LEMERCIER sera inhumé avec 50 autres soldats dans une fosse commune, il a rejoint en 1918, le cimetière d’honneur d’Auvelais.

Publié le 17 août 2021.

Références pour la rédaction : issues du « Fonds d’Archives D. T. » - Minute H. Lemercier et comprenant :

• « Historique du 71e Régiment d’Infanterie», Francisque Guyon, éditeur à Saint-Brieuc, 1920.

• « Extrait du Journal des Marches et Opérations du 71e Régiment d’Infanterie » (2 août 1914 - 17 juin 1915).

• Crayon Généalogique de la Famille Lemercier.

• Archives de feu Monsieur l’Abbé Emile Kaisin (Correspondances de Mlle Lemercier).

• Discours du Général Budet en août 2014.

• Crédit photos : CAP de Daniel Tilmant et 1 seule vue de Monsieur Benoît Poulain.

Reproduction : l’article peut être recopié textuellement en incluant les références d’édition :

« Extrait du site internet « Comité régional du Souvenir Français de l’Entre-Sambre-et-Meuse ».

Adresse : http://souvenirfrancaisesm.simplesite.com – Page : « Nos Héros ».

Maurice Leghenne, le soldat qui n’a jamais existé !

Le 22 août 1914, le 24e régiment d’infanterie français affronte trois régiments allemands sur les hauteurs de Collarmont. Cette colline, située à cheval entre les communes d’ Anderlues et de Carnières va connaître durant huit heures des combats acharnés : le régiment français va perdre 958 hommes soit la moitié de son effectif, pendant que les Allemands laisseront sur le terrain plus de 3.000 hommes.

La particularité de ce combat est qu’il se situe exactement à la charnière entre la bataille de Charleroi et la bataille de Mons qui se déroulent tous les trois dans la même journée. Ce combat, qui ne figure dans aucun manuel ou ouvrage d’époque si ce n’est la relation d’un témoin « privilégié », Arthur Hecq, serait passé dans l’oubli total si, en 1918 le projet rassembler l’ensemble des victimes inhumées dans plusieurs fosses communes dans une seule et unique nécropole n’avait été réalisé.

Il est difficile d’imaginer ce que fut ce long et pénible travail d’identification pour redonner à chaque dépouille une identité. Parmi les 247 corps recensés, il en est un qui, pour une simple lettre mal interprétée va devenir dans cette nécropole « le soldat qui n’existait pas » pendant 107 ans : Maurice Le(g)henne.

En 2021, nos recherches nous conduisent à la conclusion qu’effectivement le patronyme « Leghenne » ne se retrouve sur aucun site de généalogie. De même qu’au niveau du SHAT ( service historique de l’armée de terre) ainsi que sur le site « Mémoire des hommes », consacrés à l’archivage des victimes militaires françaises tombées au combat.

Cela devenait une évidence : Maurice Leghenne n’a jamais existé !

De là, l’idée d’une erreur orthographique bien compréhensible, étant donné le contexte dans lequel les identifications furent faites, confortait ainsi notre première impression. Ce ne fut pas difficile de le démontrer : remplacer la lettre « g » par la lettre « c » fut un jeu d’enfant.

Maurice Le(c)henne devient ainsi un soldat identifié au 24e régiment d’infanterie français, « porté disparu » le 22 août 1914 à Anderlues. Maurice Arthur Henri Lechenne est né à Goupillières, dans le département de l’Eure, le 14 juillet 1892. Selon son acte de naissance, son père Arthur est cordonnier et sa mère, Marie-Léopoldine est sans profession. Quant à Maurice, il est apprenti-mécanicien quand la guerre se déclenche. Dans le détail de ses services et mutations diverses, après avoir passé le conseil de révision en 1913, il intègre le 24e régiment d’infanterie, caserné à Evreux, le 9 octobre 1913 comme 2e classe.

En août 1914, lui et son régiment se trouvent à la caserne d’Aubervilliers dans la région parisienne. C’est de là que, dès le 6 août 1914, il part en campagne, direction la frontière belge, tout d’abord en train jusque Rethel. À peine débarqué en gare de Rethel, le régiment se met en marche « à pied » le 7 août dès le matin pour arriver à Beaumont le 19 où il traverse la ville en défilant comme à la parade. 11 jours de marche pour parcourir plus de 120 kilomètres à la cadence du tambour-major. Soit 10 kilomètres de moyenne cadencée par jour et entrecoupée par des exercices habituels. Passé Beaumont, le régiment va cantonner à Cour-sur-Heure dans la soirée.

Ce sera la dernière journée de ce que l’on peut appeler « la promenade de santé » car le lendemain, le contact avec l’ennemi est pris : un avion de reconnaissance allemand soumis aux tirs du régiment est abattu. Le 21 dans la soirée, le régiment reçoit l’ordre de faire mouvement vers Anderlues. La mission : se porter au secours du Corps de cavalerie Sordet en retraite et poursuivi par trois régiments allemands, retarder la progression de ceux-ci afin de lui permettre de se retrancher à l’abri derrière la Sambre.

Le régiment avale les 20 kilomètres qui séparent Cour Sur Heure d’ Anderlues et arrive sur les lieux vers trois heures du matin. Cinq heures plus tard, le combat commence et se terminera vers seize heures, laissant sur le terrain 958 soldats français dont Maurice Lechenne et plus de trois mille allemands. Sa mission accomplie, le régiment se replie ; le Corps de cavalerie français est sauvé, même si les Allemands sont maîtres du terrain.

48 heures plus tard, les premières inhumations auront lieu, pour la majorité dans des fosses communes creusées le plus près des endroits où les combats les plus durs se sont déroulés. Elles y resteront pendant les quatre années qui vont suivre. Début 1918, le vent tourne pour l’occupant qui assoupli légèrement ses impositions. La Croix-Rouge de Belgique et la population locale souhaitent réaliser un cimetière commun où les victimes du combat, toutes armées confondues seraient regroupées.

D’abord réticent, l’occupant accepte sous la pression de la population locale la construction de ce cimetière qui deviendra ainsi la nécropole de Collarmont. Commence alors la pénible et difficile opération qui consiste à exhumer et identifier les corps. C’est plus que probablement ici que l’erreur de transcription orthographique du patronyme de Maurice « Le(g)henne » sera faite. Il va donc, durant 107 ans rester non pas un soldat inconnu mais « le soldat qui n’existait pas ».

Le 22 août 2021, avec l’aide du Souvenir Français, Maurice Arthur Henri Lechenne, 22 ans, porté officiellement « disparu à Anderlues » le 22 août 1914, retrouvera sa véritable identité, ses descendants pourront venir se recueillir sur sa tombe.

Publié le 13 août 2021.

Falisolle: les dernières barricades.

Falisolle compte 3.252 habitants en 1914. Les 21,22 et 23 Août 1914, ce village est situé à cheval sur l'extrême gauche du 10e Corps d'Armée Français et à l'extrême droite du 3e C.A.

Le vendredi 21 Août 1914, les rares habitants restés chez eux entendent la bataille qui gronde, dans la direction de Roselies-Aiseau ; ce secteur est confié à la 5e Division du Général Verrier.

Le soir même, quelques soldats du 74e R.I de Rouen (Normandie) affluent dans la localité. Ils se sont battus comme des Héros, mais doivent plier devant le Xe Corps d’Armée Allemand. Durant la nuit, une contre-offensive provoque de fortes pertes et rend Aiseau aux Français, mais hélas elle échoue à Roselies.

Durant cette même journée du vendredi, plus chanceux, les Bretons de la 19e Division d’Infanterie défendent le secteur de Tamines et peuvent contenir l'ennemi. Dès l'aube du samedi 22, la bataille reprend sur le « Tienne d'Hamion ». L' ardeur et la fougue du 136e R.I de Saint-Lô sont arrêtées par la vague envahissante des soldats Hanovriens des 76e et 77e I.R.

Les Français ne sont pas appuyés par l'artillerie et un épais brouillard les oblige à reculer petit à petit. Ils se défendent avec énergie en remontant vers la place de Falisolle et n'abandonnent le terrain à l'ennemi que vers 14 heures. Les pertes de part et d'autre sont élevées.

Faut-il y voir la cause des terribles représailles dont fut victime le village ?

Dès l'entrée du 77e I.R. dans Falisolle, c'est le pillage systématique et complet des habitations et 29 maisons sont détruites par le feu. Deux habitants, Léon Demanet et Alfred Jonet, sont tués à bout portant. Treize villageois, dont le bourgmestre, sont emmenés sur la place de Tamines pour y être fusillés sans aucune explication, sans aucune forme de procès, sous l'éternel prétexte dont on ne fournit aucune preuve, que des « civils avaient tiré ». Quatre d’entre eux échappèrent à la mort.

Parmi les fuyants, Louis Delvigne sera tué dans le village de Le Roux, tandis que François Terwagne et Louis Steiner seront abattus à Ermeton-sur-Biert. Ce qui portent à 14 habitants qui y perdent la vie sous les balles et les baïonnettes Allemandes.

L’abbé Sohier a enregistré dans un rapport explicite, la trame de ces événements tragiques. Retrouvez ce texte en cliquant sur le lien ci-contre : Falisolle

Les aumôniers militaires sur les champs de bataille.

C'est un petit curé de village, comme on en a tous connu, installé dans son presbytère comme le docteur dans son cabinet ou l'instit dans son école... L'image séculaire du Prêtre en soutane noire, gardien de la morale, mais défenseur aussi des pauvres, capable d'aller au bistrot boire un coup avec des administrés qui ne sont pas tous des paroissiens...

Avant 1914, le prêtre bénéficiait encore d'une incontestable reconnaissance sociale, même si on baignait depuis quelques décennies dans la laïcité (France) après des années « d'ordre moral ». Pour preuve, dans certains villages, seuls le prêtre, le bourgmestre et les responsables du ravitaillement, étaient autorisés à se déplacer par le Commandement Allemand.

Afin d'y porter aux blessés les secours et les consolations de la religion, le curé de village quitte ses paroissiens pour devenir prêtre-brancardier ou aumônier-fantassin. Tandis que les balles sifflent au-dessus des tranchées, il devient l'ultime bouée, le dernier réconfort dans la brièveté de l'existence, avant les Saints Sacrements.

Aussi, les curés jouaient le rôle de messagers, apportant des nouvelles des contrées voisines. Ils continuaient de se déplacer dans les fermes pour bénir le bétail. Jusqu'à ce qu'ils soient mobilisés à leur tour, et qu'ils troquent leur habit de bon samaritain contre l'uniforme de Prêtre-Soldat.

Publié le 08.06.2021

Le Commandant André FEBVAY, chef du 2ème Bataillon du 48è R.I.

Fils de Joseph FEBVAY, Chef de cabinet à la préfecture de l'Yonne en 1857, Sous-Préfet du Havre en 1875, et d’Isabelle BERNARD, Marie Armand Adolphe André FEBVAY est né à Venizy dans l’Yonne (89) le 25 août 1862 et a une sœur cadette Germaine née en 1872.

André FEBVAY épouse à Moncontour dans les Côtes d’Armor (22) le 15 janvier 1908, Marie Olympe Caroline du COUËDIC du COSQUER, décédée à Saint-Brieuc en 1955 à l’âge de 88 ans. De cette union est né en 1909 André FEBVAY du COUËDIC qui prend le double patronyme de ses parents.

Sorti de Saint-Cyr, André FEBVAY a également été formé à l’École militaire d'infanterie de Saint-Maixent en 1884-1885. En 1914, il est incorporé au 48ème régiment d’Infanterie de Guingamp.

Le 5 août 1914, le régiment guingampais se dirige par 3 trains vers la base de concentration. Le 2ème Bataillon, 2è Section de mitrailleuses, sous les ordres du Chef de Bataillon André FEBVAY occupe le 2ème train. Le 18 août à 5h20’, en exécution de l’Ordre général n° 9, le régiment quitte ses cantonnements. En fin de marche, le 2ème Bataillon arrive dans le village de Vaulx (Chimay).

Le 19 août à 5h50’, le régiment quitte ses cantonnements en tête de la 19ème Division d’Infanterie vers Frasnes, Mariembourg, Philippeville et Florennes. Le 20 août à 10h00’. Le Chef de bataillon André FEBVAY et ses hommes se sont dirigés isolément sur leur cantonnement à Denée.

Le 21 août à 3h00’ du matin, le 48ème Régiment d’Infanterie prend la direction du nord-ouest et est rassemblé en position d’attente au hameau de Haut-Vent à Fosses-la-Ville. A 7h.00’, il se dirige vers le centre-ville, où il stationne en cantonnement d’alerte dans le parc du château Biot. Il quitte la ville à 17 h00’ et une heure plus tard, les 1er et 3ème bataillons du 48ème R.I. s’établissent aux avant-gardes sur le plateau d’Arsimont.

A 4h.00’ du matin, le 22 août, le 48ème R.I. reçoit l’ordre de se porter sur les bords de la Sambre pour s’opposer au passage des troupes allemandes et d’attaquer vers Arsimont. A 5h.30’, le 2ème Bataillon se porte à droite du régiment. Les positions ennemies sont solidement défendues par des retranchements garnis de mitrailleuses et de tirailleurs. A 7h30’, le Colonel de FLOTTE est blessé d’un éclat d’obus au début de l’attaque et est de nouveau atteint de plusieurs balles, mortellement cette fois.

Le Commandant André FEBVAY est lui aussi grièvement blessé lors des lourds combats du 22 Août 1914 près des gisements de houillères situés sur les rives de la Sambre. Il est emmené à l'ambulance d'Auvelais pour recevoir des soins urgents. Il va agoniser durant 11 jours et malheureusement décéder le 2 Septembre 1914. Il avait 52 ans et laisse derrière lui, une veuve et un orphelin.

Il sera cité à l’ordre de l’armée : « A la bataille de Charleroi, est tombé mortellement frappé en entrainant ses hommes au combat avec une admirable énergie. La cuisse cassée, n'a pas voulu être relevé par ses hommes et a continué a les exhorter à combattre, en leur criant : « En avant, toujours ! ».

Le Commandant André FEBVAY repose aux côtés de ses frères d'armes et à la gauche du colonel de FLOTTE au cimetière militaire du Phare Breton à Auvelais.

Il est porteur du titre de Chevalier de la Légion d'honneur (décret du 11/07/1898), de la Croix de Guerre avec Palme de bronze et Etoile de bronze, et Officier de l’Ordre du Nicham Iftikhar de Tunis.

Publié le 29 mars 2021.

Crédit photos : Portrait du Chef de bataillon, le Commandant André FEBVAY ; le 48e R.I. en cantonnement d’alerte dans le parc du château Biot à Fosses-la-Ville ; le Tableau d’Honneur à l’intérieur de la basilique Notre-Dame à Guingamp et les tombes des deux Officiers au Phare Breton à Auvelais.

Le massacre de Spontin.

La nuit du 22 au 23 août 1914, l’Abbé Justin LAISSE et le bourgmestre de Spontin, Antoine LAMBERT, furent interrogés par les Allemands puis relâchés.

A peine rentré chez lui, l’Abbé LAISSE entendit les Allemands frapper à sa porte. Il était 5 heures, ce à quoi, il dit à sa vieille servante Amandine : « L’heure est venue, faisons notre acte de contrition ». Il lui donna l’absolution.

Les Allemands lièrent ensemble le curé et le bourgmestre par des cordes serrées autour du ventre, puis les frappèrent à coups de crosse et de baïonnette jusqu’à ce que mort s’ensuive. A chaque coup de crosse ou de baïonnette, on pouvait entendre l’Abbé Laisse répéter : « Pardon mon Dieu. ».

D’horribles scènes se déroulaient en plein village. Le curé, M. Justin LAISSE, et le bourgmestre, M. Antoine LAMBERT, furent les premières victimes : après un court mais terrible martyre, ils furent fusillés à proximité de la gare.

Bientôt vingt-cinq cadavres de civils gisaient sur le sol ou grillaient dans les flammes des maisons. Après quelques heures, l’antique église, avec ses trésors de sculpture et d’orfèvrerie, la maison communale et ses archives, le presbytère et les registres paroissiaux, la gare du chemin de fer, l’école des garçons, presque toutes les habitations de ce coquet et riant village étaient devenues la proie de l’incendie.

Source : SCHMITZ Jean (Chanoine) et NIEUWLAND Norbert (Dom), « L’invasion allemande dans les provinces de Namur et de Luxembourg ».

Publié le 16 mars 2021.

Ernest Barant, assassiné à Flavion

Ouvrier mégissier dans son village de Beaurieux dans le Nord, Ernest Barant a 20 ans lorsqu’il est appelé sous les drapeaux au 148ème régiment d’infanterie à Givet où il intègre la 9ème compagnie. Il est le cadet d’une fratrie de 5 enfants : 4 garçons et une fille.

De décembre 1913 à août 1914 , il effectue une instruction trop brève. « Le 4 août à 16 heures, le tocsin sonne à l’église de Givet. La guerre est déclarée », et la classe 1913 est insuffisamment préparée.

Les classes 12 et 13 quittent la caserne pour laisser la place aux réservistes qui rejoignent le régiment. Le 148ème RI a comme mission, la garde des ponts entre Fumay et Givet. Ernest Barant est cantonné à Chooz et avec ses frères d’armes, il surveille ce secteur du front sur la Meuse française. Le 6 août, le 148ème reçoit l’ordre de monter en Belgique pour défendre les ponts entre Namur et Givet.

Le 15 août 1914, ce sera le baptême du feu à Anseremme, la 9ème compagnie, la seule du 148ème RI présente sur la rive droite de la Meuse défend le pont ferroviaire et l’écluse-barrage.

Par la suite, Ernest Barant est considéré comme disparu à Namur ! Qu’est-il advenu de lui ?

Retrouver cet Héros de la Première Guerre mondiale, avec Jean-Yves Sainthuile, Délégué Local du Souvenir Français à Florennes, au travers une page d'histoire du 148ème RI, en cliquant sur le lien ci-contre : Ernest Barant

Publié le 03 février 2021.

L'église et le monument aux Morts de Beaurieux (Nord). Le pont d'Ansermme et le château de Flavion.