Albert FREDERIC, Délégué Local Honoraire, nous a quitté.

Le Comité Royal du Souvenir de Le Roux et le Souvenir Français pleurent la disparition d’un de ses membres : Albert FREDERIC. Il est décédé à l’âge de 77 ans, aux cliniques universitaires de Mont-Godinne, au terme d’un long combat contre la maladie. Toutes les personnes qui le connaissaient sont fortement attristées par sa disparition, à commercer par Daniel TILMANT, Président régional du Souvenir Français et administrateur-délégué du C.R.S.

Albert FREDERIC avait effectué son service militaire au sein des Chasseurs ardennais à Spich en Allemagne. Il n’a d’ailleurs pas abandonné son unité puisque quelques années après sa démobilisation, il est devenu le porte-drapeau national de la fraternelle de la section régimentaire des Chasseurs ardennais.

Attaché au monde combattant, il fut actif au sein de plusieurs associations dont le comité provincial de Namur de l’Union Nationale des Anciens des Armées d’Occupation dont il fut le président de 1997 à 1998. C’est sous sa présidence que l’U.N.A.O. deviendra Société Royale.

En 2014, il avait été nommé par le Colonel Claude MICHEL, Délégué Général du Souvenir Français pour le Royaume de Belgique, à la fonction de Délégué Local du Souvenir Français pour l’entité de Fosses-la-Ville, fonction qu’il quittera en 2019. Il était porteur de la Médaille d’Argent du Souvenir Français.

Ses états de services aux sein de nombreuses associations patriotiques, entre autre au Mouvement Dynastique et à la F.N.C., lui valent d’être titulaire de nombreuses décorations, mais cela était son jardin secret, il ne s'en vantait pas.

Avec lui, c’est un pilier du Souvenir Français de l'Entre-Sambre-et-Meuse et du Comité Royal du Souvenir de Le Roux qui s’en va et sa disparition laissera un vide dans le monde combattant qu’il connaissait si bien. Toutes nos pensées vont à sa famille à qui nous présentons nos plus sincères condoléances.

Il y a 228 ans aujourd'hui "naissait" le drapeau tricolore sous sa forme actuelle par Décret du 27 pluviôse an II (pavillon national).

Le drapeau de la France, drapeau tricolore bleu, blanc, rouge, également appelé « drapeau ou pavillon tricolore », est l’emblème et le drapeau national de la République française. Il est le drapeau de la France sans interruption depuis 1830. Il est mentionné dans l’article 2 de la Constitution française de 1958. Ce drapeau aux proportions « 2:3 » (deux tiers, deux pour la hauteur, trois pour la largeur) est composé de trois bandes verticales, bleue, blanche et rouge de hauteur et largeur identiques.

D'où provient le drapeau tricolore bleu, blanc, rouge qui orne les frontons de tous les bâtiments officiels en France? Il a été adopté comme emblème national sous la Révolution française de 1789.

Le drapeau tricolore bleu, blanc, rouge trouve son origine lors de la Révolution française de 1789.

Aux premiers jours de la Révolution, les trois couleurs sont d’abord réunies sous la forme d’une cocarde. En juillet 1789, peu avant la prise de la Bastille, une grande agitation règne à Paris. Une milice populaire se constitue; elle porte un signe distinctif, une cocarde bicolore composée des antiques couleurs de Paris, le bleu et le rouge. Le 17 juillet, Louis XVI se rend à Paris pour reconnaître la nouvelle Garde nationale. Il arbore la cocarde bleue et rouge à laquelle il semble que le marquis de La Fayette, héros de l'indépendance américaine et commandant de la Garde nationale, ait ajouté le blanc royal. Cette cocarde symbolise "l'alliance auguste et éternelle entre le monarque et le peuple".

Le drapeau tricolore ne prend sa forme définitive que le 15 février 1794 (27 pluviôse an II, selon le calendrier révolutionnaire) lorsque la Convention nationale décrète que le pavillon national "sera formé des trois couleurs nationales, disposées en bandes verticalement, de manière que le bleu soit attaché à la gaule du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant dans les airs". La légende voudrait que ce soit le peintre Louis David qui ait choisi l'ordre des couleurs.

Lors de la Restauration monarchique, le drapeau français redevient blanc entre 1815 et 1830.

Lors des journées révolutionnaires dite des "Trois Glorieuses", les 27, 28 et 29 juillet 1830, les républicains arborent le drapeau tricolore sur les barricades comme signe d'insurrection contre le roi Charles X. Son successeur, Louis-Philippe, réaffirme que le drapeau de la France est le drapeau bleu, blanc, rouge et peut ainsi proclamer que "la Nation reprend ses couleurs".

A plusieurs reprises, le drapeau tricolore fut menacé. Notamment le 25 février 1848, lors de la proclamation de la IIe République suite à l'abdication de Louis-Philippe, une partie des insurgés veulent un drapeau totalement rouge. C'est le poète Alphonse de Lamartine qui harangua la foule et sut trouver les mots pour conserver le drapeau tricolore.

Aujourd’hui, le drapeau français est visible sur les bâtiments publics. Il est déployé lors des commémorations nationales et les honneurs lui sont rendus selon un cérémonial très précis.

Sources : Wiképédia et Archives de « Francesoir » du 13 avril 2015.

Publié le 15 février 2022.

Conférence de la paix de Paris.

De janvier à juin 1919, les dirigeants alliés se réunissent à Paris pour préparer la rédaction des traités de paix. Mais il ne s’agit pas simplement d’imposer la volonté des vainqueurs aux vaincus ; la conférence de la paix de Paris doit régler des questions bien plus complexes.

Elle doit fonder un nouvel ordre international, qui se substituera aux quatre grands empires – allemand, russe, austro-hongrois et ottoman – qui, avant-guerre, structuraient l’Europe centrale, les Balkans et le Proche-Orient.

Elle doit répondre à l’espoir que « cette guerre pour en finir avec les guerres » aboutira à un accord mondial si équitable qu’il en sera permanent. Les émotions encore à vif et attisées par la propagande ne facilitent cependant pas l’établissement de règles justes.

Tandis que les nationalistes alliés accusent le Kaiser de porter la responsabilité du conflit et réclament son procès, un grand nombre d’Allemands refusent d’admettre qu’ils ont vraiment perdu la guerre.

Trois sortes de considérations pragmatiques entrent en ligne de compte au moment des délibérations : les traités et les accords que les Alliés ont conclus les uns avec les autres et avec d’autres nations durant la guerre, les intérêts stratégiques et économiques des vainqueurs et leur désir de contenir toute propagation du bolchevisme.

En fin de compte, l’idéalisme qui préside aux discussions préliminaires n’est guère en accord avec les tractations qui influenceront les clauses des traités finaux.

Graduellement, la guerre, une querelle d’intérêts nationaux à l’origine, s’est transformée en croisade pour la liberté et l’indépendance nationale…

L'Assemblée Nationale réhabilite les «fusillés pour l'exemple» de la Grande Guerre.

L'Assemblée nationale française a voté dans la nuit de jeudi à vendredi 14 janvier 2022 une proposition de loi demandant la réhabilitation de plus de 600 soldats « fusillés pour l'exemple », une page sombre de la Première guerre mondiale. Près d'un siècle après les premières réhabilitations, ces hommes qui sont morts pour la France entre 1914 et 1918 vont enfin voir leurs noms innocentés.

« Les militaires en service dans les armées françaises du 2 août 1914 au 11 novembre 1918 ayant été condamnés à mort pour désobéissance militaire ou mutilation volontaire (...) et dont la condamnation a été exécutée, font l'objet d'une réhabilitation générale et collective, civique et morale », stipule le texte.

Dès le début de la Première Guerre mondiale, des centaines de soldats français ayant été confrontés à la réalité de la guerre n'ont pas supporter cette violence. Ils ont alors décidé de ne plus combattre, ont refusé de sortir des tranchés. À l'époque, la réponse a été toute aussi violente : « fusillés pour l’exemple », afin de conserver l'ordre dans la troupe. Néanmoins, des parlementaires et des citoyens s'insurgent contre des conseils de guerre meurtriers, où le déni de justice et les procédure expéditives étaient la norme.

Depuis des décennies, plusieurs hommes d’État ont souhaité vouloir une réintégration des fusillés dans la mémoire nationale : le premier ministre Lionel Jospin en 1998 ou encore les présidents Nicolas Sarkozy en 2008 et François Hollande en 2013. Enfin, ce sont des parlementaires qui se sont saisis de cette question : déposée par le député Bastien Lachaud, une proposition de loi a été officiellement votée la nuit dernière, afin de réhabiliter les « fusillés pour l’exemple » de 1914-1918.

Selon les travaux les plus récents, le nombre des fusillés pour l'exemple est évalué à plus de 600 pour plus de 2.500 condamnations à mort prononcées sur 140.000 jugements.

Le texte précise également que « ces soldats ont été victimes d’une justice expéditive, instrument d’une politique répressive, qui ne respectait pas les droits de la défense et ne prenait pas en compte le contexte de brutalisation extrême auquel les soldats étaient soumis ». La proposition de loi demande que les noms des intéressés soient inscrits sur les monuments aux morts et qu'un monument national soit érigé.

25 décembre 1916 : Nivelle remplace Joffre à la tête des armées françaises.

Le général Joseph Joffre, vainqueur de la première bataille de la Marne, voit son prestige écorné par les échecs sanglants de l'année 1915. Il est hissé à la dignité de maréchal de France, qui avait disparu à la chute de Napoléon III et est restaurée pour l'occasion.

Le même jour, le 25 décembre 1916, il est remplacé par le général Robert Nivelle comme commandant en chef des armées françaises. Ce dernier se disqualifiera avec l'offensive désastreuse du Chemin des Dames.

L'offensive du Chemin des Dames

Le 16 avril 1917, l'armée française lance une grande offensive en Picardie, sur le Chemin des Dames. Mal préparée, mal engagée, elle va entraîner un profond ressentiment chez les soldats avec une reprise en main des questions militaires par le gouvernement.

L'échec de l'offensive est consommé en 24 heures malgré l'engagement des premiers chars d'assaut français (une quarantaine). On n'avance que de 500 mètres au lieu des 10 kilomètres prévus, et ce au prix de pertes énormes : 30.000 morts en dix jours.

Le général Robert Nivelle, à la tête des armées françaises le 12 décembre 1916, en est tenu pour responsable.

Publié le 25 décembre 2021.

19 novembre 1918 : ce que retiennent les journaux après l’armistice.

Quelles sont les informations les plus importantes retenues par les journaux en ce qui concerne la journée du mardi 19 novembre 1918, un peu plus d’une semaine après la signature de l’Armistice? D’abord que l’armée française a repris sa marche pour occuper les régions envahies par l’ennemi.

Franchissant la frontière sur l’ensemble du front, les troupes françaises ont pénétré en Belgique et dans les provinces annexées. Il n’y a plus un seul ennemi sur le territoire national. Les populations délivrées ont partout accueilli leurs libérateurs avec enthousiasme et gentillesse.

Les troupes françaises ont dépassé, à gauche, Marienbourg, Couvin, Fumay, dans la pointe des Ardennes. Elles ont franchi la Semois et atteint Carignan, dans le Sedanais après avoir occupé Bouillon en Belgique et Sedan dans les Ardennes.

En Lorraine, les avant-gardes des poilus sont à Gravelotte, dans les forts sud de Metz, ainsi qu’à Morhange et à Dieuze.

En Alsace, les soldats français ont atteint le Donon, Schirmeck et Villé. Ils ont progressé entre Sainte-Marie-aux-Mines et Sélestat. Plus au sud, ils sont désormais aux portes de Colmar et d’Ensisheim. En deçà des points atteints, Richecourt, Cirey, Château-Salins, Munster, Cernay, Altkirch sont redevenus français. Le général Hirschauer, commandant la 2e Armée, a fait, en tête de ses troupes, une entrée solennelle à Mulhouse. Les troupes françaises ont reçu partout un accueil émouvant.

La 3e Armée américaine, sous le commandement du major général Dickman, a commencé la progression en territoire évacué par l’ennemi. Les éléments avancés ont atteint la ligne Ecouviez-Sorbey – Gouraincourt - Mars-la-Tour.

La seconde armée anglaise, commandée par le général Plumer, et la quatrième, sous les ordres du général Rawlinson, ont atteint la ligne Cerfontaine – Pry – Biesmes – Piéton - La Louvière - Soignies - Enghien - le sud de Ninove.

M. Lansing, secrétaire d’État américain aux Affaires étrangères, partira prochainement pour l’Europe. Il se rendra directement en France tandis que le président des Etats-Unis, Woodrow Wilson passera par l’Angleterre avant de venir en France.

Il est décidé qu’une division française occupera Budapest. Une armée roumaine est également en marche vers la capitale hongroise. La Hongrie a définitivement proclamé la République. Un conflit, à propos de la mobilisation des Slovaques, a éclaté entre la Hongrie et l’Etat Tchécoslovaque.

Le prince Max de Bade, l’ancien chancelier s’explique sur sa demande d’armistice, et assure qu’elle lui a été suggérée et même dictée par les autorités militaires. En Scandinavie, les troupes allemandes ont été retirées de Finlande.

Ce joli mois d'août.

Joli mois d’août…il y a peu ! L’histoire d’un dernier été.

Le dernier ? Difficile, aujourd’hui, de réaliser sans frémir le sens du mot « dernier » pour un siècle.

Mais pour ma part, c’est avec le temps que les méconnus de l’histoire sont reconnus. Il sera le mois de l’accomplissement en acte : exceptionnel de l’humain sans un milligramme d’espoir.

Stefan Zweig écrira : « l’Europe ne sera plus ce qu’elle a été avant la Première Guerre mondiale. Depuis lors, une ombre lugubre ne s’est jamais dissipée sur l’horizon jadis lumineux de l’Europe ; l’amertume et la défiance de pays à pays, d’homme à homme, sont demeurés comme un poison rongeur dans le corps mutilé ».

Telle sera la mort des braves ne savant rien des réalités, il est toujours pour moi, le mois des « illusions »… Philippe WILLE.

Réaction(s) :

Il y a 107 ans… Samedi 1er août 1914, entre 16 heures et 17h30, la France apprenait qu’elle entrait en guerre. L’ordre de mobilisation fut rapidement affiché sur les murs des villes, parfois confirmé dans les campagnes par le tambour ou le clairon d’un garde champêtre. Sur tout le territoire, dans les bourgs éloignés qui ne possédaient pas le téléphone, des gendarmes arrivèrent au galop pour annoncer la nouvelle. Bientôt, le tocsin retentit d’un village à l’autre, figeant les paysans occupés à la moisson, prenant tout le monde de court.

Contrairement à la légende, la mobilisation d'août 1914 ne fut pas accueillie avec enthousiasme. Mais les conscrits se consolaient en songeant qu’ils seraient de retour avant l’hiver…..

N’oublions jamais nos camarades. Bonne fin de week-end.

L'Amicale des anciens du 41è Régiment d'infanterie.

A Reims : de Gaulle et Adenauer scellent la réconciliation franco-allemande.

Du 2 au 8 juillet 1962, le chancelier allemand Konrad Adenauer effectue une visite officielle en France.

En témoignage de réconciliation entre les deux pays, il conclut son voyage à Reims le 8 juillet 1962. Après avoir assisté à un défilé des troupes franco-allemandes au camp militaire de Mourmelon, le président Charles de Gaulle et son hôte prennent part à un Te Deum solennel pour la paix dans la cathédrale Notre-Dame de Reims, présidée par Monseigneur Marty, archevêque de Reims. Les deux dirigeants œuvrent activement pour la réconciliation et le rapprochement entre leurs deux pays.

Le choix de la ville de Reims pour la célébration de cette messe pour la paix est également fort symbolique : ville occupée pendant la guerre de 1870, puis ville martyre lors de la guerre 14-18, elle a été le lieu de reddition de l'armée allemande le 7 mai 1945.

En retour, du 4 au 9 septembre 1962, le général de Gaulle se rend à son tour en RFA (République Fédérale Allemande), où il reçoit un accueil aussi chaleureux des foules. À la suite de ces déplacements sera signé à l'Élysée le traité d'amitié franco-allemand, le 22 janvier 1963.

Publié le 7 juillet 2021.

Général de Napoléon, la dépouille de Charles Étienne GUDIN va être rapatriée en France.

La dépouille du Général Charles Étienne Gudin, tombé lors de la campagne de Russie, va rentrer en France. Des fouilles avaient permis de découvrir ses ossements en 2019.

Il y a d’abord le moment solennel. Le transfert, mercredi 23 juin 2021, des restes du général Charles Étienne Gudin dans le cercueil qui va le ramener en France, 209 ans après sa mort. Puis, à l’abri, dans les jardins de l’ambassade de France à Moscou (Russie), le moment officiel : le cercueil est définitivement fermé sous l’œil du consul de France, puis scellé. Il le restera jusqu’à son retour dans l’Hexagone. Général de Napoléon, Charles Étienne Gudin est mort en 1812, pendant la campagne de Russie, lors de la bataille de Valoutina Gora.

"Il a son nom sous l’Arc de Triomphe"

Sa tombe n’a été retrouvée qu’il y a deux ans, à Smolensk, dans l’ouest de la Russie. Aujourd’hui, ses descendants espèrent une cérémonie officielle. "C’est un de nos plus brillants généraux, il a son nom sous l’Arc de Triomphe. Donc c’est quand même assez étrange qu’on le rapatrie et qu’il n’y ait juste que sa famille sur le tarmac pour l’accueillir", indique Albéric d’Orléans, descendant de Charles Étienne Gudin. Le corps doit rentrer en France le 13 juillet 2021. Pour l’instant, aucune cérémonie officielle n’est prévue, indique l’Élysée.

La vidéo à lire en cliquant sur le lien ci-contre : Vidéo

 

C'était un 18 juin...

L'appel du 18 Juin est le premier discours prononcé par le Général de Gaulle à la radio de Londres, sur les ondes de la BBC, le 18 juin 1940. Ce texte est un appel aux armes, où de Gaulle incite à ne pas cesser le combat contre le Troisième Reich et où il prédit la mondialisation de la guerre.

Ce discours, très peu entendu sur le moment, a donné lieu à la publication le lendemain dans le Times et le Daily Express. Il est considéré comme le texte fondateur de la Résistance française, dont il demeure le symbole. L'affiche qui est connue comporte aussi un texte différent, car il s'agit d'une affiche publiée le 5 août 1940 et seulement dans quelques rues de Londres.

Le 18 juin 1919 débutaient les négociations à Versailles du Traité de Paix qui serait signé quelques jours plus tard, dans la Galerie des Glaces, le 28 juin 1919. Le lieu avait été choisi avec soin par la France comme une façon de lever l'affront fait par l'Allemagne. En 1871, le Reich y avait été proclamé suite à la défaite française de 1870.

Les Alliés tombent d'accord pour faire payer l'Allemagne, même si entre eux les dissensions sont nombreuses. Wilson, le Président des Etats-Unis, est partisan d'une paix plus conciliante, Lloyd George, le Premier ministre britannique, fidèle aux conceptions traditionnelles de la diplomatie anglaise, souhaite rétablir l'équilibre des puissances sur le Vieux continent.

George Clemenceau, le Président du Conseil français, veut quant à lui s'assurer de l'affaiblissement définitif de l'Allemagne. Mais il se montre moins dur que d'autres responsables français, comme le maréchal Foch, qui souhaitent faire payer encore plus cher la défaite à l'Allemagne.

Toujours un 18 juin, mais en 1815 cette fois : c'était plutôt l’ultime défaite de Napoléon, à Waterloo...

La salle des emblèmes au SHD à Vincennes ... un lieu, l’Histoire, celle de la France ... impossible de ne pas être sensible, touché et même ému quand on pénètre ce lieu. Magique, magnifique, unique.

Ce 26 mai : Anniversaire de la création de l’Armée de Terre.

Par l’ordonnance de Louppy-le-Châtel du 26 mai 1445, au cours d’une trêve de la guerre de 100 ans, le roi Charles VII décida de réaliser une réforme fondamentale en créant la première armée de métier permanente. Il définit l’organisation, la composition et l’équipement des troupes. Le socle de l’armée professionnelle était posé, les bases de l’armée contemporaine étaient jetées, permettant au Royaume de France de remporter des victoires et de reconquérir des territoires.

Historique :

En 1444, la trêve de Tours est conclue entre les deux camps. Charles VII la met à profit et réorganise son armée de manière à pouvoir vaincre les anglais. Il obtient progressivement des états de la « langue d'oïl » (1438 et 1443), puis « d'oc » (1439) la possibilité de reconduire les aides sans réunir les états annuellement : c'est l'instauration de la permanence de l'impôt.

Le Roi a alors les moyens d'entretenir une armée permanente et d'éviter que les mercenaires démobilisés ne se livrent au pillage. Il envoie le dauphin Louis à la tête de plus de 20.000 écorcheurs combattre les cantons suisses révoltés contre le duc d'Autriche. Cela lui permet de tester ses hommes et se débarrasser des éléments douteux ou mal équipés. Beaucoup de routiers périssent face aux Suisses et aux Alsaciens.

Il renvoie ensuite un grand nombre d'éléments indésirables dans leur pays d'origine (en particulier en Espagne) ou les recycle dans lp'administration, les disperse par petits groupes leur ayant accordé des lettres de rémissions. Il ne retient à son service que la moitié environ des combattants.

Par l'ordonnance de Loupy-le-Châtel de 1445, il les organise en lances : unité de base où les compétences de chacun se complètent. Chacune est constituée d'un homme d'arme accompagné de deux archers à cheval, d'un coutilier (armé d'une épée et d'une longue dague), d'un page et d'un valet (ces derniers ne combattant pas en règle générale). 100 lances forment une compagnie. Les 15 compagnies totalisent 9.000 hommes, dont 6.000 combattants qui forment la grande ordonnance. Une garde écossaise permanente est aussi constituée.

21 février 1916, au bois des Caures, l’enfer se déchaîne…

Ce 21 février 2021, marque le 105ème anniversaire du début de la bataille de Verdun, et de l'assaut allemand au Bois des Caures. En cette date si particulière, le Souvenir Français, comité de l’Entre-Sambre-et-Meuse, souhaite vous partager cette douloureuse page de l’Histoire.

Le bois des Caures se trouve sur le territoire de la commune de Moirey-Flabas-Crépion, au nord de Verdun. En février 1916, le bois est traversé par la ligne de front. Cette partie du front mal protégée est défendue par les bataillons de chasseurs du lieutenant-colonel Driant.

Le 21 février 1916, au premier jour de la bataille de Verdun, le bois est détruit par une des plus impressionnantes préparations d'artillerie, les survivants des deux bataillons ont tenu tête pendant presque deux jours aux troupes allemandes en surnombre avant d'être détruits ou capturés. Cette résistance a permis de limiter la progression allemande et d'acheminer des renforts pour colmater le front.

Retrouver cette page d'histoire du bois des Caures, en cliquant sur le lien ci-contre : Page d'Histoire

Publié le 21 février 2021.

Naissance du drapeau français.

Le drapeau tricolore est officiellement devenu l'emblème de la France le 15 février 1794 avec la loi du 27 pluviôse de l’An II. C’est la Convention qui décide par décret que « le pavillon et le drapeau de la nation seront formés des trois couleurs nationales disposées en trois bandes égales de manière à ce que le bleu soit attaché à la garde du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant au vent ».

Il y a donc 227 ans, que le drapeau français, dessiné par Jacques-Louis David, peintre révolutionnaire, fut adopté par la nation comme symbole officiel. Il a décidé de placer le bleu en premier, pour que cette couleur soit adossée à la hampe qui porte le drapeau.

Pourquoi bleu, blanc, rouge ?

Emblème national, le drapeau tricolore est né sous la Révolution française, de la réunion des couleurs de la monarchie, d’abord le blanc associé aux drapeaux et étendards à la fleur de lys pour symboliser le pouvoir du roi, étroitement lié à la religion.

Ensuite, le bleu et le rouge représentent les couleurs de la ville de Paris, portées en cocarde par ses habitants pour la protéger. Le bleu est plus généralement attaché à la France, en étant la couleur des armées de Clovis, son premier roi. Le rouge est la couleur de la révolte, de la patrie en danger et du sang versé.

L'ordre des couleurs symbolise la victoire du peuple sur la monarchie.

Depuis cette date, le drapeau bleu, blanc et rouge n'a quasiment pas changé, à l’exception sous la 2ème République en 1848 où durant 10 jours, l'ordre des couleurs fut modifiée pour le Bleu-Rouge-Blanc.

Publié le 15 février 2021.

Depuis un siècle aujourd’hui, le Soldat Inconnu repose sous l'Arc de Triomphe.

C’est le 28 janvier 1921, que la tombe du Soldat Inconnu a été inaugurée.

Ce poilu non identifié avait été désigné par Auguste THIN, né à Cherbourg le 12 juillet 1899 et mort à Beauvais le 10 avril 1982, un ancien combattant français de la Première Guerre mondiale. Le 10 novembre 1920, alors âgé de 21 ans, il fut choisi pour désigner l'un des huit cercueils anonymes disposés dans la citadelle de Verdun.

Le cercueil du Soldat inconnu est mis en terre solennellement sous l'Arc de Triomphe, en présence des autorités civiles et militaires et notamment des maréchaux : Joseph JOFFRE, Philippe PETAIN et Ferdinand FOCH. Des ministres étrangers sont également présents dont pour représenter la Belgique, le ministre belge des Affaires étrangères, Henri JASPAR.

A 8h.30, les troupes présentent les armes et Louis BARTHOU, le ministre de la Guerre français, prononce son discours et s'incline devant le cercueil : « Au nom de la France, pieusement reconnaissante et unanime, je salue le Soldat Inconnu, qui est mort pour elle ! »

A Paris, depuis le 11 novembre 1923, une flamme éternelle veille nuit et jour sur le tombeau du Soldat Inconnu. Elle est ravivée depuis, chaque soir à 18h.30 par le Comité de la Flamme, qui regroupe 760 associations d'anciens combattants.

Il y a un demi-siècle nous quittait Charles de Gaulle.

Le 9 novembre prochain, cela fera 50 ans que le Général Charles de Gaulle et ancien président de la République nous a quitté !

Le 9 novembre 1970 à 19 h 15, alors qu'il faisait « une réussite » aux cartes, Charles de Gaulle est victime d'un malaise. Il s'éteint brusquement, victime d'une rupture d'anévrisme, constate le docteur Lacheny, dans la demeure familiale « La Boisserie » à Colombey-les-deux-Églises (dans le département de la Haute-Marne).

Yvonne de Gaulle, son épouse, garde le secret pendant 14 heures. Le lendemain matin à 9 h 30, la France apprend la nouvelle. Elle est sous le choc !

L'ancien président de la République était né près de 80 ans plus tôt, le 22 novembre 1890, à Lille. Il s'était retiré avec panache de la vie politique le 28 avril 1969, à la suite d'un référendum perdu. Renonçant à son traitement en qualité de membre du Conseil constitutionnel, il avait alors pris le temps de découvrir l'Irlande, la terre de ses arrière-grands-parents.

Suivant sa volonté, inscrit par testament olographe du 16 janvier 1952, l'homme du « 18 juin » est inhumé le 12 novembre 1970 à 16 h, dans le cimetière de la petite commune, auprès de sa fille handicapée Anne, décédée en 1948 à l'âge de 20 ans.

Le cercueil du Général, recouvert du drapeau tricolore est posé sur un char ERP Panhard, qui a été détourellé. Le cortège part de « La Boissière » et rejoint la petite église pour assister à la cérémonie religieuse, où sont rassemblés à l'étroit : la famille, les paroissiens et 350 compagnons. A l'extérieur, ce sont 40.000 personnes qui se pressent dans les rues et autour du petit village. Certains passent la nuit dehors !

Le matin du 12 novembre 1970, la cathédrale Notre-Dame de Paris accueillait 80 chefs d'Etat et de gouvernement pour un dernier hommage au Général De Gaulle.

Deux ans après la mort du général de Gaulle, le 18 juin 1972, une Croix de Lorraine monumentale a été érigée au-dessus du village de Colombey. À son pied, un passionnant Mémorial accueille les touristes et pèlerins depuis 2008.

Publié le 7 novembre 2020.

Les premiers Monuments aux Morts.

Quelle est l'origine des premiers monuments aux morts français ?

On pense, à contrario, que les premiers monuments aux Morts ont été construits après la première guerre mondiale, pour rendre hommage aux combattants morts durant la Grande Guerre 14-18 !

En réalité, les premiers exemples de monuments aux Morts trouvent leur origine après la guerre franco-prussienne de 1870-71, et dès cette décennie. On les appelait, à cette époque : « les monuments commémoratifs ». Ils rendaient hommage aux morts pour la patrie. La plupart de ces édifices sont implantés dans les cimetières.

Le premier monument commémoratif du cimetière parisien « le Père Lachaise » est l'œuvre du sculpteur Albert Bartholomé, lui-même ancien combattant de la guerre de 1870, sous les ordres du général Denis Bourbaki.

Le sculpteur commence les travaux du monument aux morts après le décès de son épouse en 1887. Ils dureront 12 années. Le monument commémoratif sera inauguré le 1er novembre 1899, devant 90.000 personnes.

En Belgique, à Charleroi, au centre du cimetière communal situé rue du Presbytère, à la croisée des allées principales, s'élève la statue de la « Reconnaissance Française ». Œuvre en marbre du sculpteur Jules Lagae. Elle fut offerte à la ville par la colonie française de l'arrondissement pour remercier la ville de Charleroi des soins apportés aux soldats français blessés ou réfugiés durant la guerre franco-allemande de 1870.

En Allemagne aussi, il existe dans la commune de Sarrebrück, (frontalière avec la France), un mémorial destiné au souvenir des combattants de 1870 : « La Vallée d'Honneur », inauguré le 16 octobre 1870, juste après la bataille du 6 août 1870 à Forbach-Spicheren. Des soldats des 2 camps y sont enterrés, dans le jardin franco-allemand à Sarrebruck.

Publié le 03 novembre 2020.

Connaissez-vous l'origine du fleurissement des tombes à la Toussaint ?

Avant la première guerre mondiale, les familles se recueillaient sur les tombes de leurs défunts et y déposaient des bougies ou des lanternes, symbolisant la vie après la mort.

Cette tradition de fleurir les tombes qui a remplacé celle plus ancienne des bougies, est née en 1919.

Alors qu'on célébrait la fête du premier anniversaire de l'armistice de 1918, le président de la République en exercice, Raymond Poincaré a ordonné le fleurissement de toutes les tombes des communes françaises.

Les Français acquissent aussitôt. Le peuple choisit les chrysanthèmes pour fleurir les tombes des soldats morts pour la France, car cette fleur est facile d'entretien, fleurit encore en novembre. Elle est de plus résistante au froid et même au gel.

Rapidement, au fil du temps, les Français fleurissent toutes les tombes, celles de tous les défunts, quel que soit l'origine de leur décès... D'autres fleurs sont ensuite retenues comme, les bruyères, les pomponettes ou les cyclamens.

Publié le 30.10.2020

Le changement d’heure allemand en 14-18

Quand la Grande Guerre éclate, le gouverneur général pour la Belgique, von der Goltz, instaure l'heure allemande le 8 novembre 1914, c'est-à-dire qu'il faut ajouter une heure de plus à l'heure légale belge.

Les Allemands imposent aussi « leur » heure à tous les territoires occupés, à l’est et à l’ouest de l’Europe. Cette « heure allemande », instaurée de force, a bien sûr une utilité pratique, notamment pour permettre à l’occupant d’organiser plus facilement le transport de ses troupes à travers l’Europe. Mais comme le montre la carte postale allemande ci-contre, l’importance symbolique de la mesure est au moins aussi considérable.

En maîtrisant le temps, c’est aussi le territoire, le quotidien des populations et ces populations elles-mêmes que les autorités allemandes prétendent contrôler. Celles-ci instaurent également, pour la première fois, le système de l’heure d’été en 1916 : dans le contexte d’une guerre totale où les ressources sont précieuses, il s’agit d’économiser l’énergie.

Pour les Belges occupés pendant toute l'invasion, ils ne changeront jamais l'heure et se révolteront à l’heure de l’ennemi en conservant précieusement leurs montres et horloges réglées à l’heure belge (HB) ou à l'heure patriotique (HP). C’est un acte de résistance. Les autorités allemandes le savent bien, puisqu’elles condamneront pour cela de nombreux Belges, jusqu’à la fin du conflit.

A l’Armistice, une des premières mesures prises un peu partout par les autorités communales est de remettre les pendules à l’heure.

Sources : Juliette Patriarch et FRME-Namur

En Hommage à Samuel Paty à Bruxelles

À l’appel des Conseillers consulaires, un rassemblement s'est formé ce dimanche 18 octobre 2020 à 15 heures devant le Consulat Général de France à Bruxelles pour rendre un hommage au professeur Samuel Paty.

Dans le calme, plusieurs dizaines de personnes se sont réunies autour de Madame l’Ambassadrice Hélène Farnaud-Defromont, de Monsieur le Consul Général Raphaël Trannoy et de plusieurs Conseillers consulaires.

Le Souvenir Français était représenté par le Lt-Col Claude Michel, Délégué-général et Bernard Legay, Délégué-général Adjoint.

Ensemble, ils ont respecté une minute de silence et ont chanté la Marseillaise.

Il s’appelait Samuel Paty.

Il était père d’un enfant et professeur. Il a été́ décapité́ le vendredi 16 octobre en pleine rue, en France, coupable, en 2020, d’avoir voulu enseigner la liberté́ d’expression à des collégiens scolarisés à Conflans-Sainte-Honorine, en leur montrant des caricatures de Mahomet, comme le préconise le programme scolaire.

Commentaires :

19/10/2020 à 09:20’   -   Malgré les masques, cette petite cérémonie autour de notre Ambassadrice, de notre Consul Général et des Conseillers Consulaires était empreinte de beaucoup d'émotion. Claude MICHEL, Délégué Général

19/10/2020 à 09:32’   -   Je vous remercie de vous associer à notre peine. Notre douleur est comme à chaque fois indicible. Je suis certain, que nous, européens, tous ébranlés par ces barbares, nous ne plieront pas, guidés par le souvenir de nos anciens. Très amicalement, Philippe LANIECE, Président du Souvenir Français de Cherbourg.

19/10/2020 à 09:47’   -   Bonjour Daniel, merci pour l'info, je n'étais pas au courant de l'initiative, elle fut très bonne mais n'ayant pas été informé, je ne pouvais y assister, bien à toi. Erich Dhulster

Exposition et Conférence en l'église de Houx (Yvoir)

Ce vendredi 16 octobre à 20 Hr en l’église de Houx,

le major Olivier VOETS donnera une conférence sur

"Le franchissement de la Meuse et les combats de mai 1940".

Invitation à tous. N'oubliez pas votre masque et de respecter les distanciations sanitaires.

Plus d'infos sur l'esposition en cliquant sur le lien ci-contre : Expo 40-45 Pr. de Namur

Conférence en ligne n°1 – « Nous autres, gens du Nord : De Gaulle et les Hauts-de-France »

Dans le cadre de l’année anniversaire « 2020 : Année de Gaulle » la Fondation Charles de Gaulle a le plaisir de vous convier à sa première conférence en ligne et en direct :

« NOUS AUTRES, GENS DU NORD : DE GAULLE ET LES HAUTS-DE-FRANCE »

(éditions La Voix du Nord)

Marc Fosseux,

Président des Amis de la Fondation Charles de Gaulle

Dialogue avec Éric Branca,

Journaliste et écrivain

Le lundi 5 octobre 2020 à 18h30

Nous vous invitons à vous connecter le 5 octobre prochain à 18h30 en cliquant sur le lien ci-contre : Conférence de Gaulle 05.10.2020

N’hésitez pas à poser vos questions en direct. Elles seront relayées pendant l’évènement.

Le public ne sera pas admis dans la salle.

Spécialiste de l’histoire du gaullisme et administrateur de la Fondation de Gaulle, homme des Hauts-de-France lui-même né à Saint-Omer dans le Pas-de-Calais, Marc Fosseux a publié le 17 juin 2020 Nous autres, gens du Nord, De Gaulle et les Hauts-de-France (éditions La Voix du Nord), un ouvrage sur cet aspect fondateur et relativement peu connu de la personnalité hors du commun du Général : « Il y a beaucoup de ce qu’on appelle l’esprit du Nord chez de Gaulle : une certaine retenue, la façon de se comporter en société, le respect absolu du travail et surtout une conscience aiguisée sur les questions sociales ».

Tout au long de sa vie, Charles de Gaulle a entretenu une relation particulière avec les régions du Nord de la France. S’il grandit dans une famille installée à Paris depuis plusieurs générations, sa naissance à Lille en 1890 et le solide ancrage nordiste de sa famille maternelle expliquent que des épisodes fréquents et importants de sa vie d’enfant et de jeune adulte se déroulent dans la France septentrionale. De nombreux témoignages ont confirmé que « l’esprit du Nord » a exercé une influence profonde et durable sur l’homme du 18 juin. Dès l’acte fondateur de 1940, de Gaulle entre à son tour dans la vie du Nord. Durant les heures sombres de l’Occupation, puis dans la joie de la Libération, il est vu par les habitants du Nord de la France non seulement comme le libérateur de la patrie, mais aussi comme l’un des leurs. De Gaulle ne manque jamais l’occasion de le leur rappeler au cours de ses déplacements après la Seconde Guerre Mondiale. À partir de la création du Rassemblement du peuple français en 1947, puis après son retour au pouvoir en 1958 et jusqu’à son départ en 1969, le général de Gaulle bénéficie d’un soutien large, populaire et massif qui le conforte dans certaines grandes décisions. Ce lien fort avec sa région d’origine se perpétue dans la mémoire des hommes et des femmes du XXIe siècle.

 

Osons 1870 !

Qui se souvient encore de cette guerre ?

Le 11 novembre 1920, le transfert du corps du Soldat Inconnu sous l’Arc de Triomphe vola la « vedette » au cœur de Gambetta déposé au Panthéon. La victoire de 1918 clôturait le temps de la « défaite glorieuse ».

Depuis, même notre histoire scolaire a oublié pendant des années cette guerre. Faut-il commémorer 1870 alors que la France connaît les incertitudes d’une pandémie mondiale ? Faut-il mobiliser les critiques et les insinuations de ceux qui pensent que la France a mieux à faire que de multiplier les commémorations ?

150 ans sont passés et ces 150 ans forcent notre réflexion. Une réflexion de mesure du temps. Ces 150 ans sont en effet répartis en deux versants : 75 ans de guerres franco-allemandes qui ont vu s’emboîter trois guerres. 75 ans de paix européenne.

L'emboîtement de ces trois guerres, le général de Gaulle en avait eu l'intuition lorsqu'en 1941, il évoqua la guerre franco-allemande de trente ans commencée en 1914. Pétri de la connaissance de la "défaite glorieuse" de 1870, il faisait cependant sien la clôture mémorielle intervenue le 11 novembre 1920.

Alors nous disons Osons !

Osons la redécouverte d’une tranche historique de 150 années. Alors que la mémoire n’est que le tri de l’histoire au temps présent, osons remettre en lumière une page d’histoire qui nous apprend tant sur notre République, sur les relations franco-allemandes, et sur l’Europe nécessaire.

Le Souvenir Français vous dit à tous, ensemble osons commémorer la guerre de 1870-1871.

Serge BARCELLINI, Contrôleur Général des Armées (2s)

Président Général de l'Association "Le Souvenir Français"

Contact : Communication S.F.

 

Halte à la déconstruction de l’histoire de France.

En lien avec la mobilisation américaine contre le racisme, le débat agite une frange de la société française qui souhaite « déboulonner » les statues. Le cas de celle de Faidherbe à Lille est exemplaire.

Ce général qui s’illustra durant la guerre de 1870-1871 en commandant les armées républicaines du Nord face aux armées prussiennes mais qui participa aussi comme l’ensemble des militaires français de la Troisième République aux conquêtes coloniales est aujourd’hui condamné par « la profondeur de ses atrocités ».

Cette remise en cause de notre histoire ne s’arrête pas à la période coloniale, les vandalisations de stèles sur Bir Hakeim, mais aussi de statues liées à la Seconde Guerre mondiale sont désormais fréquentes.

Face à cette situation, il nous appartient d’abord de rappeler une réalité. Contrairement à ce qu’écrivent de nombreux historiens « Enlever des statues, ce n’est pas effacer l’histoire », nous pensons qu’en effaçant la mémoire, on efface l’histoire pour le plus grand nombre (mais pas pour les élites culturelles auxquelles s’adressent trop souvent les historiens). Deux exemples le démontrent.

D’abord celui d’Haïti, cette nation s’est spécialisée dans le « déchoucage » des monuments. En clair, après chaque période politique (et en Haïti elles sont nombreuses puisque 84 présidents, rois ou empereurs se sont succédés depuis 1804) les statues sont déboulonnées. La conclusion est simple – la nation haïtienne bat tous les records d’instabilité politique et d’analphabétisme. Et cela a un lien – l’absence d’enracinement dans l’histoire rend impossible l’émergence d’élites politiques.

Ensuite celui de l’occupation. En 1940, les autorités d’occupation allemande ont détruit un certain nombre de monuments (exemple le monument d’hommage aux combattants noirs à Reims) puis ont exigé des autorités de Vichy la livraison des monuments réalisés en « bronze ». Ces autorités ont été chargées de « choisir » les monuments à livrer. Aujourd’hui la majorité des monuments supprimés n’ont pas été remplacés et la mémoire a oublié ceux à qui la Troisième République avait rendu hommage et que les autorités du gouvernement dit de Vichy avaient décidé de supprimer.

Car il faut le rappeler, la grande période d’érection des statues sur nos places publiques fut celle de la Troisième République. La « statuomania » fut un instrument pour donner aux Français une même histoire. Les statues étaient le prolongement des héros que les enfants découvraient dans leur manuel « Lavisse ». C’est par ces manuels, et c’est par ces statues qu’ils sont devenus Républicains.

Aujourd’hui nous « déboulonnons » Faidherbe et Schoelcher, héros de la Deuxième et la Troisième Républiques. Demain, cela sera le tour des héros de la Résistance et des combats de la France Libre ? La France est une nation Mémoire. Les Français partagent ou doivent partager une histoire commune. Le Souvenir Français est l’instrument créé sous la Troisième République pour épauler le gouvernement pour réussir ce partage de l’histoire.

Ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est le détricotage de l’histoire partagée des Français. Aujourd’hui comme hier, Le Souvenir Français s’opposera de toute ses forces à cette vague de vandalisme mémoriel. Restons fier de notre histoire.

Le contrôleur général des armées (2s) Serge BARCELLINI

Réaction(s) :

Didier STAMPART – D.L. de Charleroi, le 10 juillet 2020 à 15:15

Ce message est un bonheur pour ceux qui comme moi craignent par-dessus tout la réécriture de l'histoire qui hélas évolue entre le mépris de la Nation et le mépris des hommes qui l'ont rendue possible et forte.

S'oublier en tant que nation et casser ou salir sa propre mémoire revient à se soumettre à des maîtres qui ne peuvent comprendre que notre passé a construit notre présent. Allons-nous rebrûler les châteaux pour venger les serfs et les vilains ? Allons-nous faire de Waterloo une victoire des Européens contre la « dictature guerrière et sanguinaire » de Napoléon ? Mépriserons-nous les Anciens de l'Indochine pour sanctifier la lutte des nationalistes ou souverainistes ? Insultés chez nous aujourd'hui et célébrés comme des héros quand ils ont « secoué le joug des horribles colonisateurs ». Je ne comprends pas que les fils de la nation morts en son nom et pour la défendre puissent être oubliés, arrachés de notre mémoire ?

Le 14 juillet je serai devant le monument aux Morts de Loiras, sur la place du « Souvenir français » pour me souvenir avec tous nos amis et rendre hommage à ceux que nous reconnaissons comme des frères disparus en oubliant leur vie et en l'offrant aux compagnons d'armes luttant à leurs côtés, sans idéologie ni langue de bois, juste pour aider le copain souffrant ou paniqué, près de lui.

Hommage à ceux qui ont fait notre histoire et merci à ceux qui se dévouent pour la protéger.